‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 115 sur 185 · COOP DOEIL RETROGRADE SUR LE CHAMP PARCOURU · texte numérisé non relu

COOP DOEIL RETROGRADE SUR LE CHAMP PARCOURU

Arrivés à la fin de ce Iroisième livre , rappelons qu'après avoir tracé le caractère reiigieux des premiers colons , nous avons parlé des églises que leurs lois instituèrent, des effets heureux et malheureux de ces institutions; nous en avons raconté la suppression et dit quelles furent les conséquences de cette crise; enfin, nous avons exposé dans quels rapports ont vécu l'Etat et l'Eglise depuis la révolution : nous avons à voir maintenant quelles ressources les églises ont déployées dès l'instant qu'elles furent abandonnées à elles-mêmes.

Du reste , pour jeter un coup d'œil rapide sur le champ parcouru , nous n'avons qu'à reproduire les termes mêmes d'un auteur auquel nous avons déjà fait plus d'un emprunt.

i. Les premiers colons des Etats-Unis y vinrent en qualité de chrétiens et avec le désir ardent de remplir de chrétiens ce pays.

2. La vie qu'ils y menèrent et les institutions qu'ils s'y donnèrent furent marquées du sceau de la religion.

3. Après avoir animé les patriotes de l'ère fédérale, les doctrines et l'esprit de celte même religion subsis-

CHAP. XVI. COUP d'oeil IlÉTROGRADE. 3V»

leiil avec éclal dans les cousliliilions primitives de nos républiques.

4. Le chrislianisme est toujours la religion populaire au milieu de nous.

5. Enfin, nonobstant certains actes de quelques magistrats isolés, celte religion est, autant qu'elle peut l'être, celle de nos lois et de nos gouvernements, bien qu'il n'existe plus d'église d'Etat, et que tous jouissent d'une égale liberté de conscience. Si l'on peut se tîer k l'histoire , si les annales et les documents ont plus de poids que la brillante rhétorique d'un libre débat, il est permis de dire que nos institutions publiques portent encore l'empreinte de leur origine, que les souvenirs de temps glorieux sont là pleins de vie, que les monuments de la foi de nos pères ne sont pas renversés, et que , grâces à Dieu, l'édifice national continue manifestement de reposer sur cette base antique et vénérable.*

* An inquiry inlo ihe moral and religions characler oflhe American government, p. 139, 140.

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