DU TRAITEMEXT DES PASTEURS
C'est un point sur lequel on conçoit qu'il doit y avoir une grande variété.
Partout où l'on vend la propriété des bancs d'église, et même lorsqu'on se contente de les louer à l'année, chaque famille paie annuellement, ou par trimestre, une certaine rente qui sert à l'entretien du pasteur et aux menus frais du culte. Ce sont les curateurs, ou les anciens de l'église, ou un comité spécial, qui fixe pour ch;u]iie banc la quotité de celle redevance. Là où les places sont ouvertes au public, ce qui est le cas d'un très-grand nombre d'églises de toutes dénominations dans l'intérieur du pays, on lève le salaire du pasteur sur le produit d'une souscription annuelle. La règle qu'on suit assez généralement chez les méthodistes épiscopaux , c'est de faire tous les trois mois une collecte parmi les membres de la congrégation , surtout lorsqu'il s'agit de pourvoir aux sa-
* Voyez Appendice, 11.
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lairos des minisires iiincranis ou voyageurs, j'entends ceux qui, n'ayant pas de poste fixe, vont prêchant de lieu en lieu, dans un certain arrondissement.
Chez les protestants des diverses communions, ce sont, la |)luparl du temps, les troupeaux eux-mêmes qui fixent le taux du traitement. Dans les églises méthodistes, c'est une des attributions de la conférence générale des prédicateurs, et l'on se règle beaucoup sur la position de famille des ministres. On leur alloue ordinairement tant pour eux, une égale somme pour leur femme , puis une certaine bonification pour chacun de leurs enfants, outre une indemnité convenable pour logement, pour entretien d'un cheval, etc. Ces dépenses se couvrent au moyen des collectes trimestrielles de l'arrondissement; mais si elles ne sufiîsent pas, la conférence y pourvoit parles fonds dont elle dispose. Les pasteurs de toutes les communions évangéliques reçoivent de leurs troupeaux dessalaii'es au moyen desquels ils doiyenl pouvoir consacrer entièrement leur temps aux travaux du ministère. Il n'est à cette règle que deux exceptions : elles porlent sur une partie des ministres baptistes et sur tous les prédicateurs de la Société des Amis. Ils s'entretiennent par leur travail, s'ils n'ont pas une fortune qui leur donne de quoi vivre, et, le dimanche, ils prêchent gratuitement la parole de Dieu.
Les baptistes, d'accord avec les méthodistes en cela, n'estiment pas qu'il soit nécessaire à un prédicateur de connaître le latin , le grec et l'hébreu , ni d'être versé dans les sciences naturelles et sociales; aussi le plus