PASTEURS
Il n'est aux Etats-Unis qu'une opinion parmi les chrétiens évangéliques de toutes les nuances , sur la condition première que doit remplir celui qui se consacre au saint ministère. Il faut qu'il se puisse rendre témoignage en sa conscience et selon les Ecritures, que le Saint-Esprit lui-même l'y appelle. Puis il faut, pour son admission, que l'autorité ecclésiastique compétente s'assure par elle-même de la réalité de cette vocation, sans parler de la vie irréprochable que doit avoir menée le candidat, ni des talents et des connaissances qu'on est en droit d'exiger de lui.
des fils de l'hon. Sam. Southard, recteur d'une église épiscopale, aussi de New-Jersey. Son père mourut vice-président des Etats- Unis. M, Southard descendait, je pense, des réfugiés français. ' Voyez Appendice, III.
'^^^ la religion en Amérique. liv. iv
Embrasser un étal d'une nature si sainte et si redoutable, uniquement pour occuper un raniç dans la société, ou pour gagner une honnête subsistance, sérail, aux yeux de tous, se rendre coupable d'un grand péché envers soi-même et envers ceux dont on aspire à soigner les intérêts spirituels. S'il y a des divergences entre les chrétiens évangéiiques sur les signes d'une vraie conversion, il n'en existe point sur la nécessité de n'avoir que des ministres vraiment régénérés; car il est évident que nul ne saurait prêcher l'Evangile sans en avoir ressenti la puissance et sans avoir soumis son cœur et sa vie à son influence de transformation. Comment celui qui ne connaît pas « la repentance envers Dieu et la foi envers notre » Seigneur Jésus-Christ » expliquera-t-il aux autres la nature de ces sentiments? Et comment celui qui ne s'est jamais écrié : « Malheur à moi si je ne prêche » pas l'Evangile , » pourra-t-il s'acquitter de son office avec ce désir véhément de la gloire de Dieu et cet ardent amour des âmes, qui peuvent seuls re-cevoir l'approbation du ciel et garantir quelque succès sur la lerre? Il n'y a pas de plus grande bénédiction pour un peuple, rien de plus propre à développer sa moralité, pas de plus forte garantie de stabilité politique, qu'un ministère composé d'hommes convertis et réellement dévoués; el de tous les châtiments qui puissent être infligés k une église, après l'abandon du pur Evangile, c'est de se voir imposer des ministres irrégénérés, mal énorme qui ne tarde pas à mener l'autre après lui. Voilà, je m'en assure, des convictions que