‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 129 sur 185 · CHAP. VJ. FORMATION DES MINISTRES · texte numérisé non relu

CHAP. VJ. FORMATION DES MINISTRES

partagent tous les chrétiens évangéliques des Etats- Unis.

Or, comme on l'a vu, les besoins de nos églises sont immenses. Il s'agit de former chaque année aux fonctions du saint ministère un grand nombre de jeunes gens. On va donc les prendre dans les ateliers , dans les bureaux, dans les boutiques, ou à la charrue. C'est leur pasteur ou quelqu'un des membres de l'église qui, sûrs de leur piété et frappés de leurs talents naturels, songent à les utiliser au profit du ministère, plutôt que de les laisser enfouis dans une profession mécanique. Mais avant de passer outre, l'on s'assure avec soin de ce qu'il peut y avoir en ces jeunes cœurs de vrai désir d'annoncer au monde le Sauveur crucifié, et c'est après cela seulement qu'on les encourage à se mettre en mesure d'accomplir la volonté de Celui qui les appelle.

Parmi les moyens dont Dieu se sert pour manifester et affermir la vocation de ces jeunes hommes , il faut compter en première ligne les réunions de prières, les écoles du dimanche et les classes bibliques dont je parlerai plus tard, pépinières dont on a vu sortir un grand nombre des chrétiens qui exercent maintenant le ministère évangélique dans toute l'étendue des Etats-Unis. Il arrive aussi fréquemment que des jeunes gens qui étaient entrés au collège en se proposant tout autre chose que le ministère, s'y consacrent durant le cours de leurs études par l'effet de leur conversion à Dieu.

Quand il s'en rencontre qui , avec de beaux dons

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niilurelsct un fort allrail |)oiir le niinislùro, n'uni pas reçu l'inslruclion convenable et sont dépourvus des moyens de l'acquérir, on les recommande aux sociélés d'éducation dont je parlerai tout k l'heure.

L'embarras esl moindre, on le conçoit, pour les églises qui ne demandent pas chez leurs ministres l'éducation classique et scientifique des collèges, ou l'élude systématique et régulière de la théologie. Après s'être assuré , par un examen solide , que le candidat possède à fond les Ecritures en langue anglaise et qu'il eu connaît bien les doctrines, le corps ecclésiastique compétent l'autorise à exercer ses dons pendant quelque temps ; et puis , si cette épreuve permet d'augurer que son miaistère portera de bons fruits, on lui donne l'institution sacrée par l'imposition des mains.

Chez les méthodistes , c'est de leurs classes qu'ils tirent des prédicateurs en abondance. Dans ces réunions , il est facile de découvrir les jeunes gens capables par leurs talents et par les grâces qu'ils ont reçues. Quand vient l'assemblée trimestrielle des classes d'un arrondissement, on les signale à l'attention du président. Celui-ci les autorise provisoirement a enseigner et à prêcher, mais sans qu'ils puissent administrer les sacrements. Ensuite ils reçoivent de l'évêque l'ordination comme diacres, puis celle de prêtres ou d'anciens, et dès ce moment ils exercent régulièrement le ministère.

Dans les églises congrégationalistes , les candidats sont consacrés par une réunion de ministres désignée

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