‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 132 sur 185 · CHAP. VII. MISSIONS A L'INTÉRIEDR · texte numérisé non relu

CHAP. VII. MISSIONS A L'INTÉRIEDR

Il y en eut aussi qui prirent naissance parmi les presbytériens et les réformés hollandais de la ville de New-York. Ces sociétés avaient en vue surtout les églises pauvres appartenant à l'Etat de ce nom ; mais en 1826 elles se réunirent aux précédentes pour constituer la Société Américaine des Missions domestiques.

On a cru voir beaucoup de présomption dans le titre de Société Américaine que cette association s'est donné, comme si elle réunissait des chrétiens de chaque communion , et comme si toute l'Amérique lui appartenait! Mais, ni cette Société , ni plusieurs autres qui s'intitulent de la même manière, n'ont songé à rien de pareil. Tout ce que ce moi américaiîi signifie, c'est qu'au lieu de restreindre leurs travaux à un Etat ou à quelques-uns, elles les étendent à l'Union Américaine tout entière. La Société des Missions domestiques en particulier ne représente que les églises congrégationalistes orthodoxes , celles des presbytériens de la nouvelle école, et jusqu'à un certain point les églises réformées hollandaises, les luthériennes et les réformées allemandes.

Dès sa fondation, la Société dont je parle a marché avec une grande vigueur. A sa première assemblée , en 1827, le rapport annonça que , dans le cours de l'année, elle avait employé 169 ministres qui avaient travaillé au sein de 196 congrégations et arrondissements missionnaires. Ses recettes avaient été de 20,031 dollars. Bientôt elle eut comme affiliées les sociétés de la Nouvelle-Angleterre qui avaient pour

objet spécial l'cvangélisalion de leurs Etals respectifs et dont, ainsi que je viens de le dire, plusieurs existaient depuis longtemps. Ces dernières dirigent ellesinômes leurs affaires, entretiennent des missionnaires pour leur propre compte, mais seulement dans leur territoire. Si leurs recettes surpassent leurs dépenses, elles versent le solde dans la caisse de la Société Américaine; autrement, celle-ci vient à leur aide. Durant l'année 1841 , la Société du Maine employa 72 missionnaires, et les quatre cinquièmes des églises congrégationalistes de l'Etat doivent leur existence à cette Société ; celle de New-Hampshire en employa 47 ; celle de Vermont, 50; celle de Massachusels, 81 ; celle de Connecticut, 35; et celle de Rhode-Island, 4, faisant un total de 289 missionnaires auprès des églises de la Nouvelle-Angleterre qui sont faibles encore, parce qu'elles sont jeunes.

Pour revenir à la Société Américaine, il y aurait de l'intérêt à en suivre toute l'histoire , car c'est inimaginable lout le bien qu'elle a fait; mais je me borne k donner un sommaire de ses opérations à deux époques distantes l'une de l'autre de seize années.

Du 1'' mai 1834 au 1^'mai 1835, elle occupa 719 missionnaires et agents. De ces 719, il y en avait 481 qui remplissaient les fonctions de pasteurs à poste fixe; 185 étendaient leurs travaux à deux ou trois congrégations; et 50 prêchaient çà et là dans un certain arrondissement. C'étaient, somme totale, 1,050 congrégations et champs d'activité quelconques auxquels la Société pourvoyait en tout ou en partie. L'on

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