‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 139 sur 185 · CUAP. XI. ÉCOLES PRIMAIRES · texte numérisé non relu

CUAP. XI. ÉCOLES PRIMAIRES

nos jours dans les six Etals de la Nouvelle-Angleterre. La loi établit des arrondissements scolaires, qui doivent tous avoir une école pendant au moins une partie de l'année.

Le Connecticut y pourvoit par un capital de 2 millions de dollars dont les intérêts sont destinés à ce seul usage; mais les autres Elats le font par un impôt annuel que chaque communauté lève sur ses ressortissants.

En transférant leur demeure en d'autres contrées, les puritains portèrent avec eux le goût de l'instruction , soit au fond des sombres forêts de l'Ohio , soit dans les vastes prairies de l'IUinois. Partout, ce qu'ils regardent comme chose indispensable à leur bonheur présent et éternel , c'est une église et une maison d'école.

Il en fut de même à un très-haut point des presbytériens écossais et irlandais, des huguenots et des premiers colons allemands. De là vient que l'instruction élémentaire s'est extrêmement répandue aux États- Unis ; en sorte qu'à New-York, en Pensylvanie et dans rOhio, l'on a fini par suivre l'exemple des États du Nord. Quant aux autres État de l'Union, si la loi n'y a pas institué des écoles primaires, communes à tous,

les libres, ni imprimerie, et j'espère bien que nous n'en aurons pas avant un siècle; car c'est l'instruction qui a produit la révolte, l'hérésie et les sectes : l'imprimerie n'a fait que les seconder et donner naissance à tant de libelles contre le meilleur des gouvernements. Que Dieu nous garde des écoles et de l'imprimerie ! » — Henning's Laws of Virginia. Appendix.

ils ont tous adopté quelques mesures pour l'ôclucalion des enfants pauvres, et créé certains fonds d'écoles qui, joints à d'autres ressources, promettent de faciliter par la suite l'instruction des enfants de toutes les classes.

Du reste, il est à remarquer que sur une population blanche de 14,189,218 individus, selon le recensement de 1840 , il n'y avait que 549,693 personnes âgées de plus de vingt ans qui ne sussent ni lire ni écrire. Parmi eux devait se trouver une grande quantité d'étrangers, irlandais, allemands, suisses et français, ce qui est évident quand on voit le recensement portera 13,041 le nombre des individus qui, dans les six États de la Nouvelle-Angleterre, avaient ce degré d'ignorance. Qu'un homme, ou une femme du Connecticut ou du Massachusets ne sache pas lire , ce n'est pas absolument impossible ; mais qu'il y en ait 526 dans la première de ces provinces et 4,448 dans l'autre, c'est ce que ne croira jamais un homme qui connaît quelque peu l'état de nos populations.

Il résulte de ce même recensement que le nombre des écoles primaires des États-Unis s'élevait à 47,209, avec 1,845,245 élèves, dont 468,264 seulement recevaient une instruction gratuite. Par où l'on voit évidemment que l'instruction élémentaire au milieu de nous s'appuie essentiellement sur le principe volontaire. Avec cela, je dois dire pourtant qu'il y a maintenant dans tous les États une tendance à imiter sur ce point ceux du Nord. Les amis mêmes des écoles le demandent; bien entendu que l'État ne fera pas à

Page 1