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CHAP. XIII. UNIVERSITÉS, FACULTÉS, COLLÈGES

par des presbytériens. Ce fut là qu'ils reçurent leurs premières impressions religieuses , et je suis persuadé qu'ils sont prêts à déclarer que jamais aucun des chefs de l'établissement n'essaya de les attirer au presbytérianisme. Bien plus, si l'on eut à leur parler sur ce sujet, ce fut plutôt pour les engager à demeurer dans l'église où ils étaient nés.*

Il n'est qu'une seule de nos universités oià se trouvent réunies les quatre facultés des lettres, de droit, de médecine et de théologie; c'est l'université de Harward à Cambridge, près de Boston. Aussi devrait-on plutôt donner aux autres le nom de collèges ou de facultés. Dans plusieurs des universités ainsi nommées, il y a pourtant une faculté de médecine. Nous avons, en revanche , un collège qui pourrait bien recevoir le nom plus relevé d'université, puisqu'il est décidément tout aussi complet que celui de Harward quant à l'enseignement et qu'il a un plus grand nombre d'étudiants; je veux parler du collège de Yale, à New-Haven (Connecticut).

L'université de Harward est d'ailleurs la première de nos institutions scientifiques en rang de date. Elle fut fondée en 1638, huit ans après les premiers établissements coloniaux de la baie de Massachusets et

' C'est àPrincetown que furent élevés et convertis l'évêque actuel de rOhio, le rév. D"^ M'ilvaine, homme éminent, et le rév. D' Johns, coadjuteur de l'évêque de Virginie, ecclésiastique moins connu, mais non moins distingué. C'est aussi là que l'évêque Hobart avait fait ses études, et qu'il avait quelque temps rempli les fonctions de sous-maître.

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dix-huitans après qu'on eutjelé les foiulemenls de New- Plyrnouth. La Nouvelie-Anglelerre ne devait pas compter alors plus de 5,000 colons. Ils avaient à peine tracé quelques avenues dans les forôts, qu'ils conçurent le plan d'une université, ou si l'on veut d'un collège. Et voilà ces puritains dont on s'évertue maintenant à ternir la mémoire! Quels ne furent pas les efforts de ces nobles exilés pour réussir dans leur entreprise ! Le conseil-général commença par accorder à l'institution naissante une somme égale au revenu annuel de toute la colonie. John Harward, qui n'était arrivé sur ses bords que pour y mourir, légua la moitié de sa fortune et toute sa bibliothèque au collège qu'on avait tant à cœur d'ériger. Plymouth et le Connecticut envoyèrent leurs petites offrandes, ce que firent aussi les villages éloignés que renfermait le territoire actuel du Maine. On y affecta le produit d'un bac sur la rivière. Toutefois les familles puritaines, même les plus pauvres, s'imposèrent un don qui devait être, au plus bas, de douze pencesj ou un picotin de blé, ou sa valeur en Wampumpeag; * puis les magistrats, et les colons un peu riches s'élargirent autant qu'il leur fut possible. Longtemps la Nouvelle-Angleterre n'eutpas d'autre collège, etc'est laque se formèrent les grands hommes de notre pays. Pendant un siècle et demi, Harward fut pour l'église de Dieu le foyer d'une vraie lumière et une source d'eau rafraîchissante; mais depuis cinquante ans à peu

' Coquillages dont les Indiens d'Amérique se servaient comme moyen d'échange.

près, il est hélas ! entre les mains d'hommes qui annoncent un autre évangile que celui qui faisait la joie de ses pieux fondateurs. C'est la théologie unitaire qui y a maintenant établi son trône.*

Le second collège que fondèrent les colons américains fut celui de Guillaume et Marie, à Williamsbourg, en Virginie, l'an 1693 ; le troisième, celui de Yale, en 1700; le quatrième, celui de Princetown (New- Jersey), en 1746. L'université dePensylvanie date de 1755; le collège de Columbia, à New-York, de 1754; l'université de Brown, de 1764; RutgersetDartmouth, de 1770. Ce sont les seules dont l'existence soit antérieure à la révolution.

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