‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 152 sur 185 · CHAP. XVIII. SÉMINAIRES THÉOLOGIQCES · texte numérisé non relu

CHAP. XVIII. SÉMINAIRES THÉOLOGIQCES

inspecteurs du séminaire lisent et souscrivent solennellement celte confession de foi, en présence des curateurs, et ils répètent cette formalité tous les cinq ans.

On peut dire que, dans cette transaction, ce furent les hopkinsiens qui remportèrent la victoire, mais non sans faire le sacrifice de quelques-unes de leurs idées favorites. Si on les eût en tout satisfaits, l'établissement aurait pris un caractère de secte bien prononcé. Aussi quelques-uns d'entr'eux y refusèrent-ils leur adhésion ; mais cela n'empêcha pas que bientôt le corps entier des orthodoxes de la Nouvelle-Angleterre ne vînt se grouper autour de cette école. Ce fut d'elle aussi que sortirent nos missions étrangères et d'autres œuvres chrétiennes qui eurent pour effet d'accroître rapidement et de fortifier l'union des chrétiens. Quelle bonté de Dieu, et que l'influence de son Esprit est visible dans toute cette œuvre !

Cependant, l'on n'était pas sans inquiétude quant à l'orthodoxie du séminaire , vu que les curateurs de l'académie de Philipps n'offraient pas de garantie à cet égard ; * mais on n'en mit que plus de soin dans le choix des inspecteurs, et au bout de peu de temps, soit par décès , soit par démission , le corps des curateurs se trouva complètement renouvelé et sa composition ne laissa plus rien à désirer.

* 11 faut se rappeler que, si l'académie de Philipps fut fondée avant l'invasion de l'unitarianisme, c'est à Boston et dans son voisinage que se manifestèrent plus tard les erreurs qui y conduisent; en sorte qu'il n'y a pas lieu de s'étonner que le conseil de l'académie de Philipps s'en soit trouvé infecté.

kkk: LA UELIGION EN AMÛIIIQUE. LIV. IV

Grâces aux prôcaulious prises par les l'ondaleurs, le personnel de la direction actuelle permet aux amis de ce séminaire de l'envisager comme un de ceux qui sont à l'abri du naufrage , quant à la foi. Ce n'est pas à dire que la liberté des étudiants y soit gênée le moins du monde. On stimule au contraire chez eux l'esprit d'examen, car il faut que leur croyance repose sur la conviction et non sur l'autorité de l'homme. On n'exige point qu'ils signent une confession de foi ; et pourvu qu'ils aient le christianisme dans le cœur, on ne s'enquierl pas de la forme doctrinale qu'il revêt dans leur esprit. Ce fut du reste à celle condition que la législature du Massachusels autorisa les curateurs de l'académie de Philipps'à recevoir les fonds qu'exigeait la fondation du séminaire. Plusieurs se plaignirent d'abord de cette clause ; mais elle n'a point eu de conséquences fâcheuses. On a fini même par comprendre combien il serait peu raisonnable d'exiger une profession de foi rigoureuse, de la pari de jeunes gens qui entrent au séminaire, précisément pour étudier la vérité et non pas seulement pour apprendre à la prêcher.

Ce fut donc en 1808 que le séminaire s'ouvrit. Durant plusieurs années, il ne compta que trois professeurs. Maintenant il en a cinq, outre un président qui n'a pas de leçons à donner. Chaque membre de la faculté reçoit un traitement de 1500 dollars, et de plus une maison d'habitation ; moyennant quoi > il ne lui est pas permis de recevoir d'indemnité pour les prédications qu'il peut être appelé à faire au dehors.

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