‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 164 sur 185 · ASSOCIATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

ASSOCIATIONS DIVERSES

Je réunis sous un même titre deux ou trois espèces de Sociétés, où réi>ergie du principe volontaire se voit avec le plus d'évidence.

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D'abord, les Socièlés du dimanche. Bien (jue les lois de tous les Elals exigent la stricte observiition du sabbat, et que ce jour soit sanctifié par nous bien autrement qu'eu Europe, il est cependant certains lieux, et surtout ce qu'on pourrait appeler les carrefours du pays, où le sabbat est violé d'une manière alarmante pour des cœurs chrétiens. C'est là ce qui a donné naissance « aux Sociétés pour améliorer l'observation du dimanche. »

Il en est de toutes locales, d'autres qui étendent au loin leurs travaux. Si elles ne détruisent pas entièrement le mal, elles parviennent à l'atténuer parTémission de traités fort bien faits, et plus encore par les exhortations énergiques de la chaire. C'est ainsi qu'elles inspirent du courage aux fonctionnaires chargés de la police et qu'elles impriment une bonne direction à l'opinion publique. J'ai vu moi-môme les heureux effets de ces associations. Mais ce qu'il y a de mieux encore que leurs résultats, c'est la manière dont elles s'y prennent. Toute leur influence est dans la puissance morale de la vérité ; c'est par la seule persuasion , et par la parole de Dieu, qu'elles agissent sur les cœurs.

Sociétés pour Vabolilion de V esclavage. A. l'époque de notre révolution, les treize colonies primitives subissaient toutes le fléau de l'esclavage. Dès lors, les six Etats de la Nouvelle- Angleterre, avec New- York, New-Jersey et la Pensylvanie l'ont banni de leur sein; et les Etats d'Ohio, d'Indiana, d'Illinois, de Michigan, avec les territoires de Wisconsin et de Jowa ne l'ont

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jamais connu. Reslent treize Elats, un territoire, celui de Floride et le district de Colombia qui souffrent celte honteuse plaie. Pour les en guérir, un grand nombre de citoyens , appartenant aux autres Etats, se sont formés en Sociétés d'anti-esclavage , afin d'éveiller l'attention publique sur les dangers d'un ordre de choses qui fait d'ailleurs la honte de tout le pays. Elles marchent à leur but au moyen de publications nombreuses et par l'activité de leurs agents. Je ne dis rien , pour l'heure, de la sagesse de leurs plans, ni de l'esprit dans leq'iel on les exécute ; je ne parle de ces associations que pour montrer, par un nouvel exemple, comment le principe volontaire apprend à réunir les efforts de tous dans la lutte contre les maux existants.

Les recettes de la Société Américaine pour l'abolition de l'esclavage fut l'année dernière d'environ 10,000 dollars. Celles de la Société Américaine et étrangère s'élevèrent sans doute plus haut, mais j'en ignore le chiffre. Il y a quelques années, c'est-à-dire, avant l'espèce de schisme qui donna naissance à la Société Américaine et Étrangère pour l'abolition de l'esclavage, les revenus étaient de 4,000 dollars, et le nombre des agents allait de quarante à cinquante.

Société de la Paix. Personne ne désire les maux de la guerre ; mais il arrive trop souvent que même des hommes honorables en parlent avec une grande légèreté. Les Sociétés de la Paix n'étaient donc pas inutiles Il s'en forma déjà dans l'année 1816, mais c'est seulement de 1827 que date la Société Nationale. On

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avouera sans doute que, par leur objel, ces associalions mérilenl l'intérêt de l'homme el du chrétien. En répandant bon nombre d'écrits Irès-bien rédigés, en ouvrant des concours pour des publications sur la matière , mais surtout en insérant de temps en temps dans les journaux des articles courts et pleins de force, les Sociétés dont je parle ont ranimé dans beaucoup de cœurs l'amour de la paix et l'horreur de la guerre; et combien de fidèles qui ont dit avec plus de ferveur qu'auparavant : « 0 Dieu, donne-nous la paix en nos temps! » Qu'on tourne si l'on veut cette philanthropie chrétienne en ridicule; mais quanta nous, nous saurons respecter un principe vrai, ne déposàt-il dans le sein que d'un seul homme et du plus chétif. Et qui dira quelle pari les travaux des Sociétés de la Paix, et en Amérique et ailleurs, ont eue, sous l'action de la Providence, au maintien de la tranquillité dont le monde civilisé jouit depuis vingt-cinq ans? Ne savons-nous pas que Dieu se sert des plus faibles instruments pour accomplir ses plus grands desseins.

La Société Américaine de la Paix employa l'année dernière quatre agents, et tira 5,000 exemplaires de son Journal. Les receltes montèrent à 3,000 dollars.*

» C'est à William Ladd Esq. de l'Etat du Maine qu'on doit la Société Américaine de la Paix. Il en fut pendant maintes années le digne président. C'était un excellent chrétien dont le cœur tout entier appartenait à cette belle œuvre. D'après sa demande on offrit un prix de 1000 dollars au meilleur essai sur l'institution d'un Congrès de nations par lequel on pût mettre fin à tout différend de peuple à peuple. Quatre ou cinq dissertations concoururent et le prix fut partagé entre les auteurs. Parmi les juges du concours

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