‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 58 sur 185 · CHAP. X. LES PREM. COL. — GALLOIS · texte numérisé non relu

CHAP. X. LES PREM. COL. — GALLOIS

dus fortement attachés au presbytérianisme. Après la restauration, plusieurs de ces presbytériens, pasteurs et troupeaux, cherchèrent en Amérique un abri contre la persécution. Bien que, d'abord, ils y vécussent assez dispersés, la prédilection qu'ils avaient naturellement pour leur idiome et pour leurs coutumes, leur fît chercher autant que possible les lieux où ils avaient la facilité de demeurer réunis; ' en sorte que, à la fin du siècle, ils ne formaient pas moins de six communautés sur la rive gauche du Schuylkill.

Le succès de cette première émigration continua d'attirer en Amérique de nombreux Gallois, longtemps même après que la persécution eut cessé de les jeter loin de leurs montagnes et de leurs vallées. Au commencement même de notre siècle, il s'en établit une colonie dans les parties monlueuses de la Pensylvanie, sur un vaste territoire qu'ils avaient préalablement acheté, et auquel il donnèrent le nom de Cambria, l'ancienne dénomination du pays de Galles. Leurs établissements occupent essentiellement un plateau qui se trouve au centre des AUeghanys. Ils ont pour principaux villages Armagh et Ebensburg; ce dernier est le siège de la justice du comté. Deux ou trois fidèles pasteurs vinrent d'Europe avec eux; et, si je ne me trompe, ils font encore à présent le service en langue gaélique. Il existe outre cela dans l'Etat de New-York plusieurs congrégations baptistes du pays de Galles, et les divers Etats de l'Union comp-

' Proud'S Uiséory of Pensylvania, vol. l, p. 221 .

tent vingt-cinq églises de Gallois appartenant au méthodisme calviniste.

Je manque des documents nécessaires pour déterminer le chiffre des émigrations successives du pays de Galles; il doitôtre assez élevé. Quoi qu'il en soit, je puis afïirnicr qu'elles nous ont rendu d'importants services au point de vue religieux. Le révérend M. Davies, sur lequel je donnerai plus tard quelques détails, cet homme qui fut probablement le plus éloquent prédicateur de son temps et qui est mort président du collège de New-Jersey, était, je crois, d'origine galloise. La famille des Morris, si nombreuse et si distinguée, de même que celle des Morgans, viennent du pays de Galles. J'en dis autant des Jones, des Griffiths et de quelques autres dont les noms ont eu du relief dans l'Etat et dans l'Eglise. J'ajoute que le fondateur de Rhode-Island, ce Roger Williams, dont j'ai déjà raconté l'histoire intéressante, était aussi Gallois de naissance.

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