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possessions de Sa Majesté , plusieurs d'entre eux se se sont établis au-dessous de la chute du fleuve Saint- James, dans l'endroit appelé les Villes de Monacan, etc., il est ordonné que cette localité soit érigée en paroisse et qu'elle soit franche de toute autre contribution paroissiale. » * L'on n'accorda cette exemption que pour sept ans; mais, à l'expiration de ce terme, on s'empressa de la renouveler. ^
Partout où les huguenots étaient assez nombreux, ils conservèrent l'usage de la langue française dans le culte public, et ils eurent des églises pour eux seuls. Mais à la longue, et sauf une ou deux exceptions, toutes ces communautés se rattachèrent ou aux églises presbytériennes ou à l'église épiscopale. Ceci toutefois n'est qu'une donnée générale, car on trouve de leurs descendants au sein de toutes les communions et sur tous les points des Etats-Unis. Pour plusieurs d'entre eux ce fait s'explique aisément. Par exemple, ceux qui appartiennent à des églises réformées hollandaises, descendent de Français qui s'étaient d'abord réfugiés en Hollande. D'autres, qui avaient fait leur première halte en Ecosse ou en Angleterre, se sont naturellement trouvés membres des églises d'oris^ine britannique. De ce nombre fut Divie Béthune , cet homme excellent dont les ancêtres étaient de Béthune, non loin de Calais.
* Ce qui supposerait que les réfugiés payaient la taxe comme les autres, mais qu'elle ne servait qu'à leur propre culte, {Trad.)
2 Holme's American Armais, p. 4'J2, 472, 492. Henning's Slalules, p. 201. D. Hawk's Virginia, p. 79.
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En parcourant les registres des églises presbytériennes de Charlcston, dans la Caroline du Sud, on y retrouve les noms huguenots de Dupré, Du Bosse, Quillin, Lanneau, Legaré, Rosamond, Dana, Cousac, Lecpieux, Bores, Haniet, Rechon, Bize, Benoisl, Berbant, Marchand, Mallard, Belville, Molyneux, Fabrique, Chevalier, Bayard, Sayre, de Sainte-Croix, Boudinot. Le Roy, Ogier, Janvier, Gillel, Purviance, Guiteau, Boyer, Simon, etc., etc.*
Plus de quarante ans après que l'émigration des huguenots eut commencé, c'est-à-dire, l'an 1701, la population des colonies américaines ne s'élevait qu'à environ deux cent mille âmes. Les protestants français devaient y entrer pour une grande part, et il en résulte que leur sang précieux coule dans les veines de bien des citoyens actuels de l'Amérique du Nord. ^ On sent d'ailleurs quel bienfait ce dut être pour les colonies que celle accession d'hommes distingués en général par une piété simple et franche, et dont la seule présence en Amérique attestait la foi vive- et ferme. C'était surtout aux provinces méridionales que ces témoins de la vérité pouvaient rendre le plus de services, el c'est là précisément que les conduisit la Providence. D'un autre côté, leur transplantation en Amérique fut une bénédiction pour eux et pour leur postérité. C'est à celle-ci qu'appartiennent plusieurs des meilleures familles de New-York, du Maryland, de
1 Lang's Religion and Education in America, p. 24. ^ Ihid., p. 22, 23.
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la Virginie, des Carolines et d'autres Etals encore. 11 n'est pas toujours facile de les reconnaître à leurs noms, parce qu'on écrit maintenant la plupart d'entre eux suivant la manière dont ils se prononcent en anglais.
Des sept présidents qu'eut le congrès durant la guerre de la révolution , il n'y en eut pas moins de trois qui descendaient des huguenots , et tous trois étaient des hommes distingués : Jay, Laurens et Boudinot.
Je termine ce chapitre en citant les paroles d'un ecclésiastique marquant de l'église épiscopale des Etats-Unis : « Jamais hommes assurément ne reconnurent mieux l'hospitalité qui leur fut accordée
Les noms des Français réfugiés paraissent avec distinction dans les grands corps de l'étal, sur les sièges de nos tribunaux et dans la chaire sacrée. Personne en Amérique ne saurait rougir d'avoir parmi ses ancêtres quelqu'un de ces respectables huguenots; car on en a fait plus d'une fois l'observation, etje la crois fondée, rien n'a été plus rare que de les voir figurer sur le banc des accusés, devant une cour de justice. »