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bien il n*y fait pas attention, selon son gré. Il est mêlé à de fort petites manœuvres dans l'histoire de Jacob, et Ton i*acontait même qu'il s'était rendu voleur au profit de son peuple, en indiquant à celui-ci une manière de dérober les objets précieux des Égyptiens. Quand, par une insigne lâcheté, Abraham et Isaac ont eux-mêmes favorisé le rapt de leui's femmes, la façon dont il venge leur honneur touche au ridicule.
Sa justice n'est pas loin d'être l'attribut d'un dieu qui donne succès à ses clients, qui fait droit à Isi^aêl en lui procurant tous les avantages d'une existence prospère et la victoire dans les combats. Il est gardien de la coutume nationale, qui est censée le juste et le bien, en même temps que l'expression de sa volonté. En tant qu'il punit la violation de celte coutume, il est protecteur de l'ordre social. Son nom étant invoqué dans le serment, il est terrible au parjure. Il venge le sang versé, mais il le venge par le sang, et il lui arrive de le venger sur des innocents. C'est lui qui prescrit d'immoler quelques descendants de Saûl, pour expier le tort que leur ancêtre a fait aux Gabaonites 3. Cependant il est le défenseur des faibles, de la veuve et de l'orphelin ; mais ce trait, qui est plutôt en rapport avec les conditions