‹ La religion d'IsraëlChapitre 24 sur 62 · Ex. xyn, 1-7 ; Nombr. xx · texte numérisé non relu

Ex. xyn, 1-7 ; Nombr. xx

LE lAHVISME ANCIEN l^g

chose du prêtre, sa raison d'être et la source de son crédit. Les réponses de Foracle sont les jugements et la thorci de lahvé. C'est Toracle qui a fait la coutume d'Israël et la tradition mosaïque. On le consultait d'ailleurs pour les aflaires privées aussi bien que pour les affaires publiques. La divination se mêlait aux décisions d'autre sorte. C'est l'oracle qui est censé avoir dénoncé la violation du chérem à Jéricho ; avoir désigné Saûl pour la royauté ; fait découvrir la désobéissance involontaire de Jonathan à un interdit prononcé par Saûl ; renseigné par avance David sur l'issue des entreprises qu'il projetait. Les prêtres devaient être aussi médecins-exorcistes ; si Texamen des lépreux leur est attribué par le code lévitique, c'est sans douté que, de tout temps, ils avaient eu à s'occuper des maladies. Leur compétence s'étendait d'abord à tous les cas litigieux, non seulement en matière de rite et de pratique religieuse,'^mais en matière de droit, de coutume et de mœurs. En matière de droit, la monarchie dut limiter leurs attributions, le métier du roi étant aussi de juger, et ses décisions n'étant pas soumises au contrôle des prêtres. L'enseignement religieux et moral devait être tout entier dans leurs mains, car les prophètes leur reprochent souvent de manquer sur ee point

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à leur devoir. Celui qu on désigne sous le nom de Malaehie présente encore les prêtres comme les maîtres de la bonne vie, les dépositaires de la science et les messagers de lahvé en tant que docteurs de sa Loi 1 . On ne voit pas cependant que leur enseignement ait consisté en autre chose que dans les réponses données à ceux qui les venaient interroger. Même devenus fonctionnaires du roi, ils représentaient une tradition avec laquelle le pouvoir politique était obligé de compter, et dont il ne songeait même pas à s'émanciper, parce qu'elle traduisait l'esprit de la nation.

En tant que dépositaires de l'oracle divin pour ce qui concernait la prédiction de l'avenir, les prêtres durent bientôt céder le pas aux prophètes. Il n'est plus parlé de consultations par urim et tummim après le règne de David, ta machine divinatoire est remplacée par des oracles vivants.

Pas plus que celles du sacerdoce lévitique, les origines du prophétisme israélite ne sont clairement définies dans les textes. Dans les parties anciennes de la légende de Samuel, celui-ci est appelé « voyant » {roé), et Ton fait observer que le nom de « voyant » était appliqué en ce temps-

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