Ex. XXXIV, 19. Cf. supr. p. 167, n. i
l88 LA RELIGION D*ISRAÊL
On a vu plus haut la portée historique des légendes concernant la fdle de Jephté et le sacrifice d'Isaac. Le défaut de protestation chez les prophètes du viii'' siècle n'est pas à alléguer contre la pratique des sacrifices d'enfanls en leur temps. Ils ont pu en être moins choqués qu'on ne voudrait l'admetlre. Osée semble y faire allusion *. Michée 2 parle du sacrifice du premier né comme d'une chose aussi naturelle que le sacrifice d'un veau ou d'un agneau : il l'ccarte au même titre, en disant qu'il faut pratiquer la justice. Isaïe lui-même, qu'on dit avoir dû protester si Achaz avait réellement immolé son fils (ne pourrait-il pas l'avoir fait sans que le témoignage de sa protestation nous eût été conservé?), Isaïe parle du iopheth comme un homme qui n'en est pas autrement scandalisé ; il y veut voir brûler les Assyriens en un splendide holocauste au Saint d'Israël :
Car un lophelh est dès longtemps préparé :
Celui-là aussi est pour Mélek.
Profond et large en a été fait le bûcher :
Paille et bois en masse.