‹ La religion d'IsraëlChapitre 41 sur 62 · Os. xm, 2. Texte douteux · texte numérisé non relu

Os. xm, 2. Texte douteux

2. MiCH. VI, 7. Le passage ne serait pas moins probant quand même il serait d'un autre prophète, contemporain de Manassé, comme plusieurs l'admettent.

LB FROPHÉTISME 189

Le souffle de lahvé, comme un torrent de soufre, Y met le feu 1.

De ce passage on peut inférer que le topheth existait dès Tépoque d'Ézéchiâs, et sans doute bien longtemps auparavant. Isaïe ne craint pas de faire allumer le bûcher de Mélek par lahvé en personne, ce qui, môme par métaphore ou par plaisanterie, serait un rapprochement impossible, si lahvé n'était pas Mélek. Mais Isaïe connaît « le roi lahvé ».

Si Tétat des documents ne permet pas d'affirmer, il permet au moins de conjecturer que le topheth de la vallée de Hinnom, la future géhenne, était un lieu saint de Jérusalem antérieurement à la conquête de cette ville par David, et qu'on y offrait des sacrifices humains, spécialement des sacrifices d'enfants et de premiers-nés, au dieu de la cité, à son Mélek. lahvé aura hérité du titre divin, du sanctuaire et des sacrifices, sans toutefois que le souvenir de ce qu'était ce culte par son origine se soit tout à fait perdu. Au temps de Manassé, le culte est plus florissant que jamais ; et comme le développement du polythéisme va provoquer une réaction iahviste, la plus forte qui se soit vue depuis l'établissement en Canaan,

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