‹ La religion d'IsraëlChapitre 43 sur 62 · I Sam. xiv · texte numérisé non relu

I Sam. xiv

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sacrifices privés étaient encore admis, ils ne pouvaient plus avoir lieu que dans le sanctuaire national, ou ils devaient être beaucoup plus rares et où ils perdaient une partie de leur caractère primitif.

Le sacerdoce recevait une organisation régulière : tous les lévites qui desservaient les sanctuaires de lahvé hors de la capitale étaient affiliés au clergé de Jérusalem. L'exécution définitive de cette mesure n'aurait pas été sans difficultés si Ton avait eu le temps de rappliquer. Après l'exil, les prôtres-lévites du Deutéronome, qui ne formaient qu'une catégorie, deviennent les prêtres et les lévites : les premiers étant les descendants de Sadoc, c'est-à-dire les membres de la famille qui était en possession héréditaire du sacerdoce hiérosolymitain, et les descendants d'autres familles sacerdotales qui avaient réussi à faire rec<mnaître leur droit; et les seconds, qui constituent désormais une catégorie subordonnée, à laquelle sont attribués des ministères inférieurs, les descendants des familles qui desservaient autrefois les sanctuaires locaux et qui avaient abandonné ou à qui on avait refusé la qualité de prêtres.

Au point de vue moral, la législation deutéronomique atteste les progrès accomplis, par Tin-

LE PRaPHETISME IQQ

fluence des prophètes, dans la conception idéale de la société. Religieusement intolérante, comme elle devait Têlre pour atteindre son but, elle respire cependant l'humanité, l'amour du pauvre, la passion de la justice. Ce n'est pas vraiment un code politique, bien qu'elle touche à tous les rapports de la vie nationale ; c'est une instruction pour toutes les consciences religieuses, à commencer par celle du prince. On peut, du reste, mesurer le chemin fait depuis le temps d'Elie, par le contenu du nouveau décalogue, reproduit dans l'Exode, avant le Livre de l'alliance, et dans le Deutéronome 1. Les deux rédactions procèdent d'une source unique, probablement peu antérieure à la réforme de Josias, et qui vise à corriger l'ancien décalogue iahviste, ou plutôt à le remplacer. Les dix préceptes devaient être formulés en ces termes dans l'original :

Je suis lahvé ton Dieu, qui t'ai tiré du pays d'Egypte,

[de la maison d'esclaves :

Tu n'auras pas d'autre dieu que moi.

Tu ne te feras pas d'images.

Tu ne prononceras pas en vain le nom de lahvé ton dieu. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Honore ton père et ta mère.

Tu ne tueras point.

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