Is. xuvni
S48 LA RBX.IGION d'iSBASL
ceux qui en possédaient le secret, puis que, la veille de sa mort, avant d* engager sa dernière bataille contre les Philistins, ne pouvant obtenir aucun oracle de lahvé, il était allé consulter à Endor une pythonisse, qui, malgré les défenses royales, continuait l'exercice de sa profession. La scène dévocation, historique ou non, ne laisse pas d'être instructive. « Que vois-tu ? » disait Saûl à la femme. — a Je vois un dieu qui monte de la terre. — Comment est-il ? — Celui qui monte est un vieillard ; il est enveloppé d'un manteau. » Et Saûl reconnut que c'était Samuel 1. Ainsi le mort était un élohim, un être surnaturel, un esprit de la tombe, ce qui ne Tempêchait pas de garder le même costume que de son vivant ; et sa première parole est pour se plaindre d'avoir été dérangé, comme un homme dont on trouble le sommeil. Ni les prêtres ni les prophètes de lahvé n'avaient pu encourager ces superstitions. Elles ne laissaient pas d'être encore en faveur au temps du prophète Isaîe. Le Deutéronome les interdit sévèrement, et l'on dit que Josias les supprima. Les anciennes pratiques du culte des morts deviendront le deuil, et des croyances populaires concernant les défunts on ne gardera que l'idée d'une vague survivance,
h I Sam. xxvm, 13-14, ....
qtii n'était pas tout à fait le néant, mais qui était encore moins la. vie.
Job voudrait être mort eu naissant, parce que la mort est l'éternel somuieil :
Maintenant je serais couché en paix, Je dormirais et je serais tranquille, Avec les rois, arbitres de la terre, Qui se bâtissent des mausolées ; Avec les princes qui possèdent Tor,
Qui remplissent leurs maisons d'argent
Là les méchants cessent leurs fureurs ;
Là se reposent ceux qui sont épuisés.
Là les captifs sont heureux :
Ils n'entendent plus la voix de l'exacteur.
Petits et grands s'y rencontrent,
Et l'esclave y est affranchi de son maître 1.
Cette considération de la tombe était indifférente à la foi, puisqu'il n'y avait ni bonheur ni souffrance dans le' royaume des morts, ni châtiment, ni récompense. La rémunération devait donc être placée en cette vie.
Par le progrès de la civilisation et le mouvement des idées au temps de la domination persane et de la domination grecque, sans doute aussi par le développement de la piété individuelle, on