‹ La religion dans HomèreChapitre 20 sur 64 · M., VII · texte numérisé non relu

M., VII

(4) /c/.,.XII, 27b.

C'était dans la même pensée qu'Enée engageait Pandaros à lancer son trait contre Diomède, « après avoir levé les mains vers Jupiter » (i).

Ménélas, de son côté, n'attaque Euphorbe qu'après avoir invoqué Jupiter (2).

A la fin de Y Odyssée, Minerve dit à Laërte allant au combat : « O fils d'Arcisios, invoque la déesse aux yeux glauques et Jupiter, son père, puis lance ton javelot. » (3)

Minerve emprunte ici, comme bien ailleurs, la figure de Mentor, mais il n'en est pas moins piquant de la voir exhorter le vieux guerrier à l'invoquer elle-même.

Dans le succès, on savait faire la part de Dieu : c'est ainsi qu'après une victoire sur les Epéens, les Pyliens « rendirent grâces à Jupiter parmi les immortels, et à Nestor parmi les hommes » (4).

Antiloque, fils de Nestor, au sujet du fils d'Admète, Eumèle, arrivé le dernier à la course des chars, bien qu'il eût les meilleurs chevaux, s'exprimait en ces termes devant Achille : « Il devait invoquer les dieux ; il ne fût pas arrivé le dernier. » (3)

(-2) Id., XVII, 46

(3) Od., XXIV, 517.

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