M., XI
(2) Id.,X\\\, 153.
turel de cette intervention, tant il sentait en lui d'ardeur guerrière. Son compagnon lui répondit qu'il éprouvait, lui aussi, cette même ardeur et que ses mains lui semblaient invincibles désormais (i).
Ils ne purent cependant arrêter la marche victorieuse des Troyens. « Dieu, dit le poète, poussait Hector /7^/' derrière, de sa main puissante, et lançait le peuple à sa suite. » (2)
Dieu éveillait les Troyens, suivant une autre expression (3).
Patrocle était tombé sous les coups d'Hector, moins encore, il est vrai, que sous ceux du destin, c'està-dire de la divinité, ce qui, on l'a vu, était tout un pour les Anciens (4).
Grecs et Troyens se disputaient son cadavre. Cependant, Jupiter répandit un brouillard qui permit aux premiers de l'enlever définitivement du champ de bataille.
« C'est qu'il ne le haïssait point, pendant qu'il vivait, remarque le poète, et il lui répugnait de le laisser déchirer par les chiens des Troyens ; voilà pourquoi il excita ses compagnons à le préserver de cet outrage. » (5)
(1) Ihid., 77.
(3) Ihid., 567.
(4) Cf. id., XVI, 845.