‹ La religion dans la société aux États-UnisChapitre 19 sur 67 · POSITIVE DES PURITAINS · texte numérisé non relu

POSITIVE DES PURITAINS

pencher à son gré, estrallurc d'un danseur de corde, et non d'un faiseur d'étapes; qu'il n'y a pas d'action sans discipline, de discipline sans règle, de règle sans inflexibilité, et qu'il n'y a do vie droite que par la peur des écarts sans retour ; 11 leur semble que le sens de l'irréparable ail une vertu raidissante, et plus soucieux du problème moral que du problème logique, ils accueillent en gens d'action les solutions fatalistes. Au reste, les planteurs de Massacliusets n'ont ni choisi ni discuté leur dogme ; ils l'ont gardé tel qu'ils l'avaient reçu d'Europe : leur rôle n'a été que de s'en servir pour le prolit de la colonie. Si la Ihéologie anglaise avait embarqué avec eux un autre dogme, ils en auraient lire le môme parti : peul-ôlre une idée, en soi, n'esl-cUe jamais une cause de force ou de faiblesse : elle est ce que l'ensemble de l'Ame la fait; chez les Idches toutes les idées aident à la lâcheté, chez les vaillants cites aident toutes à la vaillance. Le rûle du moraliste est moins d'établir ou de renverser des théoriesque de prendre, en fait de doctrines, ce qu'il trouve sous sa main, pour en l'aire autant de leviers et de fouets. Les idées sont actives quand elles sont extrêmes. L'ivresse du bbre arbitre et l'ivresse de la prédestination, la folio cartésienne et la folie purilaine, sont des sources d'énergie qui se valent.. Les Puritains furent prédicateurs d'action non pour avoir choisi leur dogme plulâl qu'un aulre, mais pour l'avoir re^u en bloc, sans un doute, sans une réserve, et pour en avoir fait tout de suite une vision qui eolrainail lésâmes.

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