CHAPITRE XVIII
Le crépuscule des dogmes.
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positivisme des Églises contemporaines procède de l'unitarisme. L'uDilarisme cxistail depuis nsO, inconscient de lui-même, et on pourrait dire que sous forme d'indifférence dogmatique il avait toujours existé, quand vers 1813 une sorte d'orgueil intellectuel introduisit aux Élat-Unis quelque chose de la scolaslique anglaise : c'était une mode importée, une de ces înHlIrations d'Europe qui menacent sauiL cesse l'originalité américaine. Channing se leva; maintint l'esprit national. Il groupa une secte dont II mission était de condamner les sectes et dont le seul \ dogme était de n'en pas avoir. Après toute une vie d prédication évangélique il fit reculer, sans retour
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L'uni La risme comme secLe n'a pas grandi, et ne devait pas grandir; il ne fit pas de prosélytisme; c'était une secte qui ne voulait pas exister en tant que secte. Il niait toute barrière entre Églises : soc influence s'exerça en dehors et au-dessus des limites des sectes. C'était un groupe dont la mission devait k^£tre non de faire concurrence à d'autres groupes, ■jnais de leur inspirer à tous, par sa seule présence, rune tendance nouvelfe, qui n'était que la vieille len- Idance nationale. L'esprit des Unitaires ou unitar risme, n'était que l'esprit de tolérance; dès 1830 on Len pouvait prévoir la diflusion; un journal du temps ^o'en explique la lenteur à se répandre que par des ■tivalilés de personnes : « Sans l'existence d'une secte Punitaire, écrit-il, il n'y aurait pas d'obstacle, dans ■Bq peuple libre, intelligent et curieux comme le ■.nôtre, à une prévalence rapide et universelle de l'Uni- Btarisme lui-mSrae. » Ce fut en étant aussi peu que L possible une secte que l'école de Channing élargit son [ influence indirecte jusqu'à modifier toute la pensée L américaine. Aujourd'hui l'Église des Unitaires végète ■«n tant qu'Eglise propre : mais elle a rendu un peu fcjnitaires toutes les autres Eglises. Elle est comme une Bsellule qui ne se dessèche qu'après avoir vivifié de sa ftubstance les cellules voisines. L'esprit évangélîque, Bcliassant l'esprit dogmatique, a pénétré peu à peu Btoutes les sectes. « Quand nous lisons dans les brof ehures de controverse d'il y a un demi-siècle, dit l'his- F'torien EUis, les affirmations absolues des orthodoxes, ftiselon qui les révélations sublimes de l'Évangile sont Ede moins de poids dans les balances de la loi que tab