‹ La religion dans la société aux États-UnisChapitre 50 sur 67 · LE CHRISTIANISME DES JUIFS V · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME DES JUIFS V

temples d'une religion toute sociale. Elles sont aussi le terrain où Hébreux eL Anglo-saxons se môlent, car HÎ elles sont l'œuvre des Juifs, et si la société mère, celle de New York, resLe surtout israélite, les groupes de Saîal-Louis, de Chicago et d'autres villes ont une forte proportion de membres nés chrétiens. Le judaïsme avancé se confond si bien avec le christianisme avancé, que quelque Juifs craignent qu'ils soient une étape pour ses adhérents vers les ÉgUses protestantes ou l'Église romaine. ■< Los société de culture morale, écrit M. Gotlheil, continueront-elles à tenir heu d'éghsesî Le goût de Thomnie pour le surnaturel n'entralnera-l-il pas beaucoup de leurs membres à chercher ailleurs satisfaction? Ce n'est pas aux synagogues qu'ils iront ; leurs vieilles attaches auront été trop relâchées. Us se laisseront plutôt entraîner vers quelque forme, et peut-être, à travers leurs hésitations, vers quelque forme orthodoxe de l'Église dominante; je ae puis m'empècher de citer les paroles de James lîryce : « Si le judaïsme se réduit au déisme, ses adhérents ne se distingueront plus guère des nombreux chrétiens de nom qui s'écartent de la doctrine chrétienne. Les enfants des déistes juifs seront aussi à même que ceux des autres théistes d'être entraînés dans le courant qui mène jusqu'à l'Église de Rome les fils et les tilles des Anglicans avancés et des non-conformistes. »

Danger peu probable, car s'il y a des retours, isolés, de libéraux à l'orthodoxie, il y a un gUssement ' masse des orthodoxes au libéralisme ; mais des crain comme celles de M. Goltheil prouvent à quel pfl le christianisme et le judaïsme avancés se confi dent, sans cesser de rester des Églises. Peu de Ju

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sans doute passeront à Torthodoxie protestante, mais beaucoup accueilleront quelque chose de cette piété chrétienne, qui n'est qu'un reflet de la grâce du Christ, et qui se transmet même aux libres penseurs nés chrétiens. Déjà les sociétés de culture morale sont un terrain neutre, où les Juifs apprennent à aimer celui qu'ils ont crucifié. C'est devant la Société de Saint- Louis que son directeur M. Sheldon parlait ainsi : « Le point fondamental en la vie miraculeuse de Christ est l'abandon sans réserve de soi-même dans le dévouement à une cause sacrée. Pensez à une nature douce, gracieuse, non nécessairement féminine, quoique ce côté du caractère y soit plus entièrement développé..., à quelqu'un dont toute la vie semble être de « renoncer » pour les autres, à une personne douée d'un sublime héroïsme passif, quoiqu'elle en reste inconsciente et que l'endurance semble lui venir naturellement comme si elle y prenait joie. Ce type n'est pas rude et dur comme celui du stoïque, mais délicat, raffiné, infiniment doux au dehors, avec la force profondément cachée; il semble presque qu'il n'y ait là aucune volonté; mais vienne une crise, e( la caractère apparaîtra aussi sûr, aussi ferme et aussi immobile que les collines sur leur base. La note fondamentale du christianisme est la vertu de l'humilité. Là est le secret du plus parfait livre de littérature pieuse qu'ait produit le christianisme, et auquel je fais souvent allusion, V Imitation de Jésus-Chrisi de Thomas a-Kempis.... L'endurance de ce genre caractère est bien diflTérente de celle des stoïciens, c'est là un point que je désire particulièrement ïû^^^U ., en lumière. Il y avait quelque chose de dur et de froi(l|[ dans la morale des stoïciens; elle n'enseignait Ten-r ^

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