LA COOPÉRATION DES ÉGLISES S
admeLLra la critique biblique : elle sera donc d'une organisation plus compréliensive encore, et d'un esprit plus large que les ligues déjà existantes, telles que la Société de l'Efl'ort chrétien, qui compte trois raillions el demi de membres, épiscopalie paliens rérormés, baptislcs, congrégationnalistcs, presbytériens, réformés-baplistes, disciples de Christ. A New York il s'est formé une « Fédération des églises et des travailleurs chrétiens x , dont le but est de grouper toutes les églises et sociétés chrétiennes pour assigner k chacune d'elles comme champ spécial d'action un certain nombre de pâtés de maisons. En effet, par suite de la divei'silé des sectes, les membres de chaque communauté sont dispersés à travers une population mêlée, de l'ensemble de laquelle aucune église ne se sent moralement responsable : le but de |it'œ uvre est d'assigner à chaque église la responsabi- 1 morale d'un quartier restreint, où elle remplira Edevoirs paroissiaux à l'égard de ceux qui ne s tachent encore à aucun autre groupe religieux et !; restent dans l'isolement et l'abandon. L'année lîère, 4âl(> familles jusque-là sans attaches relibses ont été assignées à diverses communautés. La iéié dans son rapport a eu soin de signaler les Igitatatioos d'intérêt laïque et sociologique auxs ses enquêtes avaient abouti, sur l'hygiène des ions, le nombre des heures de travail, la densité Qa population, les assurances ouvrières.
Lia Fédération témoigne d'un effort méthodique t faire des Églises associées une sorte de grand : systématique, non seulement moralisateur, ■ civilisateur, aussi compréhensif, aussi organisé Bpssi efficace qu'une administration publique. En J
face de New York, dans la grande ville de Jersey- Cily, il s'est formé de môme une Fédération d'Églises épiacopaliennes, presbytériennes, congrégatîonnalistes, méthodistes, baplisles, réformées. En dehors de ces ententes permanentes, un esprit de bienveillance anime les rapports au jour le jour des églises. Un jour, l'ancien candidat gouverneur de Pennsylvanie, invité à parler dans une chaire épiscopalienne de New York, commença en souriant son discours : a Concitoyens des deux sexes, dit-il, si j'ai accepté pour ce soir l'invitation de votre pasteur, c'est que je suis membre de l'Église Méthodiste, qui s'est séparée jadis de l'Église Épiscopale; mes relations envers celle-ci sont donc UD peu celles d'un petit-fils envers sa grand'mère, et à sa grand'mère un petit-fils ne peut rien refuser. » Bien que les exemples de coopération continue se rencontrent surtout entre églises protesta n tes, il ne manque pas de cas où les communautés protestantes, catholiques, juives et indépendantes s'associent pour : un but commun. On sait la communauté d'esprit qui
tend à confondre les églises juives et protestantes ; la I fraternité entre protestants et catholiques triomphe
de plus en plus des vieux préjugés puritains contre le papisme. La principale revue protestante des États- Unis, r a Independent n, dans une note sur les progrès du protestantisme en France et du catholicisme ^^^ aux États-Unis, conclut : « Ce qui est plus impor- ^^^k tant que toutes ces statistiques (au profit de l'une ou ^^^B l'autre Église), c'est le progrès évident dans la con- ^^^H.ception d'une vie vraiment religieuse. " Les inêmee ^^^^■^ards qu'ont les protestants pour la minorité catho- ^^^^■lîque, les catholiques les ont pour la minorité juive. ^^^^f*' Nous ne pouvons oublier, écrit le grand organe