L EVOLUTION DE LA RELIGION
au sein des diverses sectes pour les façonner. « La religion de l'esprit, dit M. Schurman, sera chez elle dans tout groupe qui la reconnaîtra; il y a dans toutes les Églises des gens qui selon leur caractère et leur degré de développement tiennent plus ou au culte, ou au dogme, ou à l'esprit. Les derniers augmenteront très vite. Ils ne doivent pas se séparer de ceux de leurs frères que les liens des rites ou des formules enchatnenl encore. L'humanité n'est une école de culture spirituelle que si tout groupe comprend des membres qui se ressemblent et des membres qui ne se ressemblent pas, comme dans la famille, qui est le type en miniature de tout organisme moral, » Tout homme e l'esprit inspire doit Cire dans son église un ferpL d'évolution.
pu a accusé les Américains, et M. Schurman eu
Uculier, d'hypocrisie religieuse. Si le but de la
1 était, comme on le pense en Europe, la vérité
matique, ce serait un non-sens ou une malhonnô-
( de rester dans une scclc dont on n'accepte pas le
me : mais si le rOle des Églises est de servir de
îain au développement et à la floraison d'un esprit
E^veau, ce sont surtout ceux de leurs membres à qui
B semblent mortes qui doivent y rester, parce que
X seuls qui peuvent les vivifier. Ils doivent
rCcher la vérité spirituelle comme Jésus la prêchait
I le Temple. lia sont les agents de l'évolution,
Bsont la matière à faire évoluer. L'esprit ne peut
\ dans le vide; il ne prend corps que dans la
liière, en la spi ritualisant, u Si un vrai chrétien,
CH- Schurman, découvre que la croyance de son
fae n'est plus défendable, son devoir est de ne paa
"ier l'Église, mais d'y faire luire la clarté qui
LA RELIGION DANS LA SOCIÉTÉ AUx'eT^I
[ en lui, pour faire d'elle, au lieu de l'incarnatioD d igme, le cadre d'une vie spirituelle ». u Je ne q I aucune raison pour un honnôle homme de se sépj ' d'une Église aux formules de laquelle il a cess^ ?e. Le christianisme a mis de côté la religion g ) matique el s'élève maintenant à la religion spirilù I à laquelle on ne peut ôtre Gdàle si on fait < croyance la condition ou la pierre de touche i adhésion à une Église. Bientôt 11 semblera :
absurde de quitter une Église parce qu'on estrj désaccord avec les détails de sa doctrine qu'ijT semblerait aujourd'hui de la quitter parce qu'ovfl croit pas entièrement parfait son système de gouM^ I nement. »
La thèse du président Schurman sur révolution! Églises est d'une portée infînie; car la société Ç constituée de corps qui, par cela seul qu'ils dateiri passé retardent le progrès, il n'y a pas de plus g , problème que de savoir s'il faut les supprïrael ' dehors ou les transformer par le dedans. Les AiB I cains, évolulionnistes, préfèrent à la politique del truction la politique de rénovation, qui ne peuti , menée à bien qu'à force d'intimité entre les i I conservateurs et les esprits avancés, parce qu'o ! transforme que ce qu'on pénètre.
La paix religieuse ainsi comprise n'est pas î [ trêve entre des tendances qui se baissent; ce n'estj lune tolérance entre des tendances qui se déi ■gnent; c'est une intimité entre des tendances qui feupportcnt pour se pénétrer et se pénètrent pom Liransformer l'une par l'autre. L'esprit moderr ■des formes du passé en y prenant corps, et il lesd n son four en les vivifiant. Ce n'est pas une j