Liturgie de Genève, Avertissement [2.^)8], p. v-vi
2. Cf., au t. I des Arguments [207], le Discours préliminaire oh l'on rend raison de cet ouvrage, et où l'on donne quelques instructions sur la lecture de VÉcrilure Sainte, Le livre d'Ostervvalcl avait paru en 1720.
du genre humain, si doux à remplir pour eux-mêmes; tout cela me fît une telle impression, que je crus sentir intérieurement une révolution subite ' ». Celui cjui a peint avec, tant de complaisance cette grisaille toute calviniste a dû s'attarder, étant enfant, à contempler de pareils tableaux. Mais les simples exercices du dimanche n'étaient-ils pas déjà très émouvants pour un esprit attentif, qui se donne tout entier à ce qu'il voit et à ce qu'il entend? Voici, par exemple, comment était réglé le principal exercice du dimanche, qui se faisait à huit heures en été, ou à neuf heures en hiver, et auquel Jean-.Jacques a dû souvent assister, bien qu'il y eût, deux heures plus tôt, un exercice plus simple, « principalement destiné à l'instruction des domestiques et des apprentis ». « Avant le sermon, un étudiant en théologie, faisant la fonction de lecteur, lit en chaire quelque portion de l'Écriture Sainte; on chante un psaume, et après le dernier coup de la cloche, le même lecteur lit le Décalogue. Le ministre étant monté en chaire, lit la première prière, qui renferme un acte dhumilialion et de confession des péchés, qui est comme l'introduction à toute la dévotion du jour. Il fait ensuite chanter un psaume. Il adresse à Dieu une seconde prière laissée à sa discrétion, dans laquelle il fait entrer des actes dadoration, de louanges et dactions de grâces, pour célébrer les perfections et les bienfaits de Dieu; et il demande à Dieu de rendre efficace la prédication de sa parole. Cette prière finie, il fait son sermon sur le texte qu'il a choisi. Au sermon succède une troisième prière, dans laquelle le ministre implore la bénédiction de Dieu sur l'État, sur l'Église, et sur différents ordres de personnes, etc. Il ajoute l'oraison dominicale et le symbole des apôtres. Ce service finit par le chant d'un ou deux versets de psaume, et par la bénédiction que le ministre donne à rassemblée, tirée du chapitre vr du livre des Nombres^ ». De ces