‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 2)Chapitre 33 sur 241 · Rêveries, IX · texte numérisé non relu

Rêveries, IX

de la conversion. Son christianisme même, sincère et presciuc profond, nest pas un christianisme résislant : « J'avais, dit-il, de la religion tout ce qu'un enfant à l'âge où j'étais en pouvait avoir ^ ». Et, sans doute, ce petit polisson, qui est plus qu'un enfant, et déjà presque un jeune homme, a encore de la religion, et très vivace. Mais c'est une religion qui n'est plus une discipline, et qui ne sait plus retremper dans la pratique de l'effort quotidien la vigueur de sa foi. Cette adolescence abandonnée, sans appui ni réconfort familial, oscillant, au hasard des jours, entre les plus brutales contraintes et la fantaisie anarchique, est une adolescence démoralisée, qui nabritc'plus cju'un christianisme instable.

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