‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 2)Chapitre 49 sur 241 · Id., VIII · texte numérisé non relu

Id., VIII

.3. Id., VIH, 63. La Profession de foi [47], 7, plare ;i l'hospice leur première rencontre. Le prêtre aurait même .. lavorisc rcva>ii)n » du jeune homme. Mais on a vu que le rc^islrt' de l'Iiospicr ni' permet guère d'accepter cette hypotirèse. L'allégation n'est lurme pas maintenue dans les Confessions.

4. C'est, du moins, ce qu'indique la Profession de foi [47], 7, 21 et note 2.

5. Sur la biographie de l'abbé Gaime, cL les données chronologiques que j'ai réunies dans Y Introduction à la Profession de foi [47],

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LA « CONVERSIOiX » AU « PAPISME ». iiT

silé de Turin, et deviendra bientôt professeur et sousprieur de l'académie royale des jeunes nobles. A l'époque où Jean-Jacques le connut, il faisait partie, comme précepteur, de la maison du comte de Mellarède. Les quelques documents qui nous permettent de jalonner sa biographie, nous permettent aussi de nous le représenter comme un sage. Après avoir vécu un quart de siècle dans les milieux cultivés et mondains d'une capitale, ce fils de la terre savoisienne revint finir obscurément dans un petit village de Savoie, et y donna, durant quinze années encore, l'exemple d'une vie « autant édifiante qu'intérieure ' ».

Sur cette « vie intérieure », si nous pouvions nous en fier à Rousseau, nous ne manquerions point de renseignements; car on sait que Tabbé Gaime est, avec l'abbé Gàtier, « l'original du Vicaire Savoyard », et que le copieux discours de celui-ci n'est pas moins une « confession » qu'une « profession ». Mais cette confession est-elle authentique"? En y faisant soigneusement la part de ce qui revient à M. Gaime et à M. Gàtier, peut on s'en servir comme d'un texte sûr? Rousseau nous le garantit; mais, dans les pages mêmes où il nous donne celte garantie, il nous donne aussi des raisons de la suspecter : « Ses maximes, ses sentiments, ses avis, nous dit-il, furent les mêmes; et, jusqu'au conseil de retourner dans ma patrie, tout fut comme je l'ai rendu depuis au public ». Outre qu'il y a une nuance entre ce conseil : « retournez dans votre patrie », et cet autre du Vicaire : « reprenez la religion de vos pères », — Rousseau est obligé de reconnaître que, « la prudence l'obligeant à parler avec plus de réserve, il s'expliqua moins ouvertement sur certains points-»; et ce sont précisément les points sur lesquels nous serions le plus curieux de savoir ce que ce prêtre a pensé. Qu'il ait dit sa messe « avec vénération », mais sans y croire, qu'il

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