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4. /</. [47], 19 : « Il lui faisait faire des extraits de livres choisis ».
LA « CONVERSION » AU « PAPISME ». r,'l
sensuel, agité, « importun ». En homme de raison et de mesure, il essayait de lui communiquer son juste sentiment du réel et des possibilités qu'il comporte '. Tous ces conseils, dont Rousseau se souviendra plus tard, furent vains dans le moment présent. L'abbé Gaime avait eu plaisir à le voir entrer chez le comte de Gouvon. La maison était illustre : un secrétaire intelligent et adroit pouvait y trouver une fortune. Mais à cet avenir facile et discipliné, Jean-Jacques préféra la joie des grands chemins et l'amitié de M. Bâcle. Peut-être aussi songeait-il dès lors à la belle dame qu'il avait trop peu vue, et dont le souvenir restait le charme de ses rêves, puisque, après quelques jours de vie errante, il reprenait le chemin d'Annecy et frappait à la porte qu'il n'avait pas oubliée -.
Il y avait alors onze mois environ que Jean-Jacques avait quitté Genève; et, dans ces onze mois, les onze jours du Spirito Santo, si peu attrayants qu'ils aient pu être, n'avaient laissé qu'une trace légère. Somme toute, le papisme ne l'avait point déçu; et « son Ame aimante », qui se donnait si vite à tous ceux dont il croyait la tendresse spontanée 3, avait trouvé parmi les prêtres de quoi se satisfaire. « Bien voulu » de M. de Pontverre, du confesseur de Mme Basile, de M. Gaime, de cet abbé de Gouvon, dont la bonté « l'attendrissait encore » en écrivant les Confessions, i\ ne s'était pas senti abandonné dans sa religion nouvelle. Sans doute, il n'était point un catholique solide, ni peut-être même très conscient. On avait dû, à l'hospice, lui mettre entre les mains VExposition de la foi catholique de Bossuet; mais il n'avait pas retrouvé dans les prônes des curés italiens la sobre doctrine de son manuel '-; et sa théologie devait lui paraître à lui-même un peu flottante. 11 restait surtout un converti du camr, ce qu'il ne