‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 101 sur 239 · Rousseau à Bitaubé [26], 3'.)6-3U · texte numérisé non relu

Rousseau à Bitaubé [26], 3'.)6-3U

2. Rousseau à Beau-Cliàteau, lettre du 26 juin 1763, XI, 42. Jean- Antoine Comparet venait de faire paraître une Lettre à M. J. J, Rousseau, ([ui veut être une réfutation de l'Emile [319"''].

3. Rousseau à iMouitou, lettre du 2 avril 1763. Moultou, dans sa réponse du 26 avril [27], I, 83, « lui assure ([uc Vernet n'a pas la part la plus indirecte à ces absurdités du Mercure suisse ». Pourtant si l'on feuillette le Mercure de Neuchàtel ou, plus exactement le Nouvelliste suisse et le Journal helvétique, qui continuent le Mercure depuis 1748 [.58], on reinarcjue que beaucoup des arlicles qui concernent Rousseau sont envoyés de Genève, et doivent être inspirés ou rédigés par quelques ministres. Ces articles sont très nombreux dans les années 1762-1764. Cf. les numéros de juin l'it2 (Nouvelliste), août et octobre 1762, janvier, février, mai, juillet, aoùl, sej>tembre et octobre 1763, juin et juillet 1764 {Journal helvétique). Ces arlicles, d'abord modérés et courtois, élogicux même, en depil des réserves de fond, deviennent plus violents après l'abdicalion : cf. notamment les numéros d'août 1763, p. 197, et de juillet 1764, p. 22, où Rousseau est durement traité de « sopliisle », qui ne sait pas encore « ce que c'est qu'une absurdité », et autres gentillesses de la sorte. Il l'ut, comme on sait, fort sensible à ces attaques : cf. sa lettre à M. de P[ourtalès], du 23 mai 1764, XI, 139, et la II" Lettre de la montagne, III, 142, où il parle du ■< fumier du Mercure de Neucbàlel ».

4. Rousseau à Daniel de Pury, lettre du 30 décembre 1762 [549], 134-135 (lettre inexactement publiée dans la Correspondance, XI, 34., sous la date de 1763, avec M. Pelitpierre connue desUnalaire),

14i LA « PROFESSION DE FOI » DE JEAN-JACQUES.

prose ' ; (^ !e laborieux Formoy >■>, qui public coup sur coup un Anti-Éniile et un Emile chréUen, comme si le vrai Emile ne l'était pas-. Ceux màme des ministres qui lui gardent la fidélité du cœur ne le comprennent pas toujours et se refusent à le suivre jusqu'au bout. C'est le cas d'Usteri, qui interprète à contresens le dernier chapitre du Coiitrat'^ de Roustan, qui se prépare, avec, d'ailleurs, l'ai^probation du maître lui-même, à le réfuter publiquement '.

Tout ce bourdonnement de contradiclions et d'ana- Ihèmes achève de l'enfiévrer; et, puisque l'effervescence qui continue à Genève autour de son nom, lui offre une occasion d'intervenir dans la bataille qui met aux prises « représentants » et « négatifs », — il en profilera pour parler non seulement des lois de Genève, mais de la religion de Genève. Les deux premières des Lettres de la montagne vont compléter, par une abdication du fidèle, 'abdication du citoyen. « La religion de l'État ■>, la (( sainte réformation évangélique », y sont analysées par un très libre esprit, qui ne se laisse plus éblouir par des « mots bien sonnants ^ », et que l'excitation de la lutte a rendu injuste peut-être, mais clairvoyant. A la façon dont il parle de Calvin, on sent assez qu'il n'est plus citoyen : « Quelque révolution, disait l'auteur du Contrat, que le temps puisse amener dans notre culte, tant que l'amour

1. Rousseau à Bitaubé et à Rey, lettres du 3 mars 1763 [26], 396, et du 17 mars 1764 [25], 203. Examen de la confession de foi [326].

2. Cf., sur ces deux ouvrages, mon Introduclion à la Profession [il], p. Lxxxi-Lxxxiv, lettres à Hey, des 8 janvier et i" octobre 1763 [25], 182, 197-198, et, à la Bibliographie, les n"' 327 bis et 335.

3. Cf. lettres d'Usteri, des 10 avril et 23 juin 1703; de Rousseau, des 30 avril et 18 juillet 1703 [43], 59-78.

4. Offrande aux autels et à la patrie [338]; cf. lettre de Rousseau à Rey, du 26 décembre 1762 [25], 179.

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