Uousseau à Du Peyrou, lettre du 8 août 1765, XI
2. Monlmollin à Sarasin, lettre du 1.5 janvier 1765 [554], 137, 1.39; II" leltYe de Montmollin, dans sa Réfulation du libelle de Du Peyrou [343], 90.
3. Lettres de Sarasin et de Monlmollin, des 13 et 29 janvier 1765 [534], 144, 140.
148 LA <i TROFESSION DE FOI « DE JEAN-JACQUES.
réllexions à ses partisans, et l'engager lui-même à chercher ailleurs un domicile, que je souhaiterais fort éloigné de vous et de nous ' ».
Cet hôte illustre devenait dangereux. MontmoUin finit par le comprendre : d'autres, du reste, allaient l'y aider. Le clergé neuchàtelois, qui avait déjà donné dans l'affaire Petitpierre des preuves de sa com])alivité -, s'irritait de voir la meilleure société de Neuchàtel faire aux Lettres de Jean-.lacques un accueil enthousiaste'; la partialité du gouvernement royal pour ce réfugié importun l'indignait plus encore. Peut-être aussi lui scmldait-il indécent et imprudent de conférer une api)roliati()n tacite à ce chrétien suspect, que le Sentiment des citoyens présentait comme un (t dél^auché », un « séditieux » et qui avait « offensé à ce point des pasteurs '' »! Donc tardivement, mais lourdement et belliqueusement, la Vénéralile Classe de Neuchàtel se mit en branle'. Près de trois ans après la publication d'Emile, elle s'aperçut que le christianisme de cet ouvrage était inquiétant, et qu'il convenait de demander à son auteur des explications. M. de MontmoUin fut chargé