Lettre du 26 janvier 1763, XI, 20i
4. CL ces différents le-xles dans le ftccucil des pièces relatives à la persécution de Motlers [343].
5. [341J; cf. la lettre de Rousseau à D'ivernois, du 20 juillet 1763, XL 258-259.
Li:S CDMMKNTAIKF.S DK LA « PROFESSION DE FOI ». 151
la monlaçine ' ^ ; Vi-rnes renouvelait ses critiques dans son Examen des « Lettres de la montagne - » ; « le poison » des Mercures n'était plus seulement <c fade )>, il devenait aigre ou amer'. Jean-Jacques sénervait. A de certains jours, la tentation lui venait, plus forte, de se soulager une bonne fois, et de pulvériser «. toute cette prétraillc ", comme il disait '. Nous avons encore une note inachevée, qu'il jeta sur son cahier de Ijrouillons, dans une de ces minutes fiévreuses où il savourait par anticipation la volupté de la vengeance : « Que vos idiots de prêtres viennent seulement avec leur excommunication; je vous promets delà leur fourrer si bien dans la gorge, qu'elle rabattra pour longtemps leur caquet. Ils devraient trembler c|u"on apprenne qu'ils existent.... Si je les touche, ils sont morts '■' ».
Il ne les toucha pas. Le premier sursaut de colère passé, il jugea le silence plus digne, et déclara « qu'il ne leur ferait sûrement pas l'honneur d'écrire contre eux''' ». Une fois de plus, il préféra rire; et la Vision de Pierre de la Montagne remplaça le pamphlet vengeur qu'il avait un instant caressé'. Néanmoins, quelques semaines plus tard, il adressait à Du Peyrou une longue lettre, que celuici imprima, où, sur un « ton simple », avec un grand calme, sinon une entière sérénité ou équité, il faisait l'histoire de ses relations avec son pasteur. Tout était dit
1. [340'"']; cf. lettres de Jean Sarasin à Montmollin, du 10 septembre 1765 [5541, 179-180; de Rousseau à Du Pevrou, du 28 février 1766, X[, 311.