Lettre à dom Ueschainps, du 2o juin
4. Le pasteur Meisler à J. J. Bodnicr, letlre du 8 septembre 1704 [43], 89.
5. Lettres k Marcet de Mézières, du 20 septembre 1762 [84], VII, 65; à Mme de Boufllers, du 30 octobre 1762, X, 377.
6. Lettre [à M. Tscliarnerj, du 29 avril 1762, X, 323; Lettre à M. de Beawnont, 111, 87.
LES COMME.NTAIHES DR LA « PROFESSION DE FOI ». dG9
pni-ùt faii-e ua oulragc à la sociélé ' ». Pour lui, coiiiiiic son Vicaire, « il sert Dieu dans la simplicilc de son cœur '>; et c'est aussi le conseil qnil donne auxaulres. Il ne le donne pas seulement aux « bons chrétiens simples ci ignorants », il le donne encore aux intelligences cultivées -. Les liommes se trouvent d'accord sur un certain nombre de points, en désaccord sur d'autres : <> il ne faut point se tourmenter de ces difficultés inévitables, surtout quand on est d'accord sur l'essentiel' ». Alors, en dépit des apparences, on est « de la même religion », et l'on se retrouvera dans le même ciel, « car la bonne religion consiste beaucoup moins dans ce qu'on croit que dans ce qu'on fait* )'. Aussi, à moins que la l'eligion de son pays ne contienne pas la « religion essentielle », il faut la suivre', et, si on en est le prêtre, il faut la prêcher. Jean-Jacques pourra, dans un mouvement de mauvaise humeur, écrire à Moultou : « l'état d'homme d'Église ne peut plus convenir à un homme de bien ni à un croyant; quittez-moi ce collet qui vous avilit »; c'est une riposte impatiente, qui ne traduit pas sa pensée profonde". 11 l'avait livrée le jour où il avait écrit à son cher disciple Rousian : << Soyez bon ministre^ ». Lui-même, en pleine bataille avec les pasteurs de Genève, disait : « Quoique le clergé protestant me fasse une guerre ouverte, et qc.e je sois fort éloigné de penser comme lui sur tous les i)oints, je n'en demeure pas moins sincèrement uni à la communion de notre