‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 138 sur 239 · F/« Lettre de la monlagne, III, 2U · texte numérisé non relu

F/« Lettre de la monlagne, III, 2U

3. La (in de la lettre à Voltaire, du 18 août 1736, X, 132-133, semble bien le prouver.

4. Conlral social, III, 323 = /'-''■ Contrat social [33], 287.

social resle la seule ressource pour assurer la cohésion de l'État, pour garantir la liberté du citoyen dans son renoncement total à l'État un '. Mais, « dans tout État qui peut exiger de ses membres le sacrifice de leur vie, celui qui ne croit point de vie à venir est iK'ccssairenicnt un lâche ou un fou - ». Si la justice sociale ne ddil [las r[vc une duperie, il faut un Dieu pour lui donner une direclion el lui offrir un recours. Ainsi Roussean ne se d(''jnge pas lui-inème. Ouaiul il avait commencé à méditer sur le problème social, il s'était refusé à l'ecourir « au théologien ))'pour l'expliquer, et ((à faire intervenir immédiatement la volonté de Dieu pour lier la société des hommes ». Plus tard, après avoir publié son Contrat, il n'accepte pas davantage que la « volonté de Dieu » puisse être le fondement de l'obligation sociale-'. Mais, si la société ne repose pas sur un « Dieu la veut », elle peut reposer sur un « Dieu la garde ■>. C'est ce que croit Rousseau; et c'est ce qu'affirme le citoyen de l'État idéal, quand, « la main sur la Bible », il prononce « sous le ciel )> le serment type de l'homme social, qui veut faire intégralement sien le pacte de justice et de libei-té : « Au nom du Dieu tout-puissant et sur les saints Évangiles, par un serment sacré et irrévocable, je m'unis de corps, de biens, de volonté et de toute ma puissance à la nation, pour lui appartenir en toute propriété, moi et tout ce qui dépend de moi. Je jure de vivre et mourir pour elle, d'observer toutes ses lois, et d'obéir à ses chefs et magistrats légitimes en tout ce qui sera conforme aux lois. Ainsi Dieu me soit en aide en cette vie, et fasse miséricorde à mon Ame. Vivent à jamais la liberté, la justice et la république * » !

1. C'est, il ce qu'il me semble, dans Vlnlroduclioii de M. Beaulavou à son éililidii du <:niiir<ii [:i5], qu'on trouvera l'exposé le plus cohérent et le plus vipiureux de la thèse du « pacte social ».

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