‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 152 sur 239 · Lettre à Du Feyrou, du 7 mars 1765, XI · texte numérisé non relu

Lettre à Du Feyrou, du 7 mars 1765, XI

3. Lettres à Moultou, du 2 avril 1763; à Du Peyrou, du 14 mars 1765; à Panckouke, du 20 mai 1765; à Roustan, du 7 septembre 1766, XI, 56, 232, 2.54, 388.

4. Lettre du 15 février 1766, XI, 111. Il fait allusion à la réfutation des Lettres de la montajuc par le minisire Bergeon [340'"*].

LES derniehp:s paroles du croyant. 2U7

à Genève quà Goa' ». Deux ans plus lard, il aurait presque choisi Goa, ou plutôt, il aurait assuré que le vrai Goa était à Genève. » Les ministres me cliassent d'ici, écrivail-il à Mme de Verdelin. Vous saurez que j"ai toujours bien vécu avec vos prêtres...; je n'ai trouvé que des amis dans votre clergé. Dans le nôtre, je n'ai trouvé que des furies; les inquisiteurs de Goa sont des agneaux auprès d'eux. Ah! i madame, si Ton voulait me laisser mourir en pays catholique »! 11 tenait le même langage à Du Peyrou : « Il n'y a guère, lui disait-il, qu'un pays catholique qui me convienne- ». Déjà, au moment même où il écrivait sa Lettre à M. de Beaamont, il restait en coquetterie avec « l'austère » et « si respectable ]iasteur » de Montmorency, avec « le bon », « le vénérable curé de Groslcy », et entretenait une alïectueuse correspondance avec le curé d'Ambérieu, un <> digne officier de morale », qu'il aurait voulu embrasser-^. Il n'avait pas appris sans attendrissement que tous les prêtres qui l'avaient connu à Montmorency lui demeuraient « bien attachés », et ne pouvaient se consoler de son départ, que le P. Alamanni, devenu supérieur de l'Oratoire de Tours, lui offrait une cellule dans sa maison *. .Mais, lorsque ce fut de Genève que la persécution lui vint, il se tourna avec plus de courtoisie encore du côté catholique. « Il n'y a pas un mot dans les Lettres de la montagne i contre les catholiques ni leur clergé; les rieurs y sont toujours pour lui contre les ministres •>■>. C'est, du moins, ce qu'il assure à M. de Malesherbes^, avec un vif désir, je

Page 1