‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 153 sur 239 · Lettre du 17 février 1763, XI · texte numérisé non relu

Lettre du 17 février 1763, XI

2. Lettres à Mme de Verdelin, du 3 mars 176.5 [23], 127; à Du Peyrou, du 7 mars 176.5, XI, 229.

3. Lettres à Thérèse Levasseur, du 17 juin 1702; a M. Dumoulin, et à la sœur Duchcsne, du 16 janvier 1763; à M. C4rumet], curé d'Ambérieu, des 30 novembre 1762, 2.5 août et 15 décembre 1763, XI, 7, 85, 107; à Mme de Verdelin, du 28 janvier 1764. XI. 116, des 25 novembre 1704 et 3 mars 1765 [23], 102, 127.

4. Cf. lettres de Mme de Verdelin à Uousseau, des 24 décembre 1702, 1'^ avril. 14 mai, 12 juin 1763 [:>7], II, 486, 493-407.

5. Lettre du 11 novembre 1764, XI, 174; cf. encore, à Duclos,

lavoue, de voir son livre toléré par la police française; mais la remarque n'était pas seulement d'un diplomate : elle se justifiait par le livre même; et les apologistes catholiques pouvaient, en effet, y trouver contre le christianisme de la Réforme plus d'un argument opportun. Au reste, et de leur côté, certains catholiques commencent à sentir, que, dans la grande bataille qui se livre, Jean-Jacques n'est peut-être pas un allié méprisable; ils se demandent pourquoi le Parlement (( l'a traité avec plus de rigueur que les matérialistes », qui pullulent à Paris, prêchent la jeunesse « avec un zèle de missionnaires», et « détruisent tous les fondements de la société ». Timidement encore, ils éprouvent quelque sympathie pour le chrétien et l'homme courageux qui a démasqué les <( philosophistes' ». A Varsovie, les catholiques polonais semblent oublier qu'il est l'auteur de la Lettre ù M. de Beauinont, et que son Vicaire Savoyard a mené une rude attaque contre les mystères et la révélation ; ils s int<''ressentà ((l'incomparalilo Rousseau », en admirateurs et en amis. « Il n'y a pas ici jusqu'au nonce du pape qui ne s'informe de ce qu'il fait et comment il se porte. Le supérieur des Théatins, le supérieur des missions de Sainte-Croix... s'empressent de demander de ses nouvelles,---de son bien-être, de sa santé, tous avec autant d'empressement qu'il est aisé de voir à quel point ils estiment ce grand homme ». J'emprunte ces détails à une lettre que Marc Chapuis avait reçue de Pologne, et qu'il fit parvenir à IMotiers-. Soyons sûrs qi;e Jean-Jacques n'y fut pas insensible. Ces discrets témoignages de sympathie nous expliquent, je crois, comment il pouvait écrire en 1766 à son disciple Roustan : « Le clergé catholique, qui, seul, avait à se plaindre de moi, ne m'a jamais fait ni voulu aucun mal »; écrire même à !M. de Ruttafoco,

lettre du 2 décembre 1764, XI, 177; à Rev, du 17 septembre 1764 [25], 226.

1. Moullou à Rousseau, lettre du 7 août 1762; l'abbé Quesnel à Moultou, lettre d'avril 1763 [27], I. 55, 84.

Page 1