‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 162 sur 239 · Confessions, VIII, :i · texte numérisé non relu

Confessions, VIII, :i

LES nEr,Mi:REs takûles du choyant. 2J.T

à bien « faire >' que doit se réduire la religion de Ihomme; et c'est dans celle <' véritable religion, celle qui fait les gens de bien ■>, quil peut fratei-niser avec des catholiques sans réserves comme Saint-Germain '. Pour le reste, il revient à la foi-mule de son Vicaire : « non pas tant la foi que la bonne foi - ).

(' Paradis aux bienfaisants », sécriail, en manière de refrain, « le bon al)bé de Saint-Pierre ». Rousseau reprend le refrain ■' : il le chante et il le pratique. De l'i^lvangile, il ne veut plus entendre que l'appel aux '< œuvres de miséricorde ». L'expression revient souvent sous sa plume dans la correspondance de ses dernières années, parce que la chose revient souvent dans sa vie ^. Chaque pauvre qu'il rencontrait recevait de lui une aumône^. Pour « remplir les obligations de la charité », il ne se contente pas de donner par-ci par-là « vingt-quatre sols ou un petit écu à l'importunilé d'un pauvre : il cherche le besoin où if est, l'échauffé ceux qui ont froid, donne du pain à ceux qui en manquent et soulage les malades'^». Durant les quelque six semaines qu'il vécut à Ermenonville, il trouva le temps de se faire aimer et de faire du bien : il eut la charité et l'ingéniosité de la charité, celle qui secourt les corps et celle qui réconforte les âmes. « 11 était bien triste, disaient les paysans d'Ermenonville, mais il était bien bon '' ».

i. Lettre à M. de Saint-Germain, du 9 novembre 1768, XII, il'.); cf. déjà à Mme de Gréqui, lettre du 21 juillet 1704, XI, 149.

2. Lettre à Moultou, du 14 février 1760, XII, 137; cL Profession de foi [47], 41, 437, etc.

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