‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 234 sur 239 · LA CRISE FINALE : DE LA « PHILOSOPHIE >> A LA « RELIGION · texte numérisé non relu

LA CRISE FINALE : DE LA « PHILOSOPHIE >> A LA « RELIGION

De l'Ermitage à Montmorency : les années décisives 3

I. — 'La vie à l'Ermitage; et que « l'homme de lettres » n'y mourut pas tout d'abord. — Les rédactions des Instilulions politiques, et le premier Contrat social. — Dans quelle mesure il reste « philosophique ». — La mise en chantier de la Morose sensitive. — De l'involontaire « matérialisme », ou plutôt « sensualisme », de ce traité. — Le suprême effort de la grande réforme morale : l'inventaire rationnel des croyances. — Le récit des Rêveries, et son importance. — Le courage qu'il fallut à Jean-Jacques pour triompher de sa paresse intellectuelle. — Travail de restauration intérieure. — Angoisses, incertitudes et cris de triomphe devant la « vérité » conquise : témoignages de ses manuscrits. — La reprise du contact avec la Bible. — Le Fragment sur la révélation très vraisemblablement écrit à l'Ermitage; et ce qu'il nous montre chez Jean-Jacques de ferveur et d'admiration pour Jésus. — La vie bucolique régénératrice du sentiment religieux 4

IL — La crise des amitiés. — L'inquiétude et l'irritation de Diderot, Grimm et autres « Messieurs » devant ce solitaire irréductible. — L'allusion du Fils naturel au ■■ méchant qui est seul ». — La révolte de Rousseau devant une inquisition soi-disant affectueuse. — L'opposition des idées rend la rupture inévitable. — L'occasion sentimentale : Mme d'Houdetot et le rêve d'amour de Jean-Jacques. — ^ L'intervention de Mmed'Épiaay, de Thérèse, de Grimm, de Diderot et de Saint-

Lambert. — Malentendus, jalousies, rancunes, bavardages et indiscrétions. — Le drame de l'Ermitage. — Jean-Jacques, « le plus fou de tous, mais le moins coupable ». — Le nouveau Job. 19

III. — La douleur et l'excitation du génie. — La religion refuge contre les soulîrances du corps et du cœur. — Le David de l'Ermitage. — Les consolations et les espérances du psautier. — Les psaumes de Jean-Jacques. — L'abandon au Grand-Être,

et l'extase défaillante parmi la divine nature 27

IV. — L'abjuration publique de la « philosophie ». — Le « cacouac » Jean-Jacques renie ses anciens amis et leurs principes.— La signification de la Lettre à D'Aleinbert. — Le scandale du livre De l'esprit, et les problèmes qu'il pose pour Rousseau. — L'achèvement de la rupture par l'opposition définitive

des systèmes 33

V. — La reprise, après le drame de l'Ermitage, des travaux commencés, et l'orientation religieuse qu'ils reçoivent. — L'abandon de la Morale sensitive, les remaniements de la Julie, du Contrat, et surtout de VÉmile : la Profession de foi transformée en réquisitoire contre les « philosophes ». — Les nouvelles amitiés : curés et oratoriens. — L'apaisement intellectuel et sentimental. — Le « parti pris » définitif. — Jean- Jacques a trouvé « sa religion » 38

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