AVANT LA « PROFESSION DU VICAIRE
Le besoin de s'exhiber et de se confesser chez Jean-Jacques. . 45
I. — Les premières ■■ professions de foi » à ses amis et dans les I salons. — La réponse à Voltaire sur le Desastre de Lisbonne :
^ la justilication de la Providence ; le pari en faveur de Dieu,
\ ftles exigences de la morale et du cœur; la recherche du tiers
7 ^parti entre les ■< philosophes » et les « dévots ». — L'Allégorie
^ sur la révélation; le sens de ce morceau inachevé : le problème
du monde et le problème de la vie; leur explication par le
sentiment; le songe du philosophe, l'apparition et l'éloge de
Jésus : un acte de ferveur plutôt qu'un acte de foi 46
II. — Les Lettres à Sophie; et qu'elles sont consciemment une « profession de foi ». — L'attitude agressive entre la science et les raisonnements. — Les survivances philosophiques dans la conception de l'univers et de l'homme. — L'apparente opposition des Lettres et de la Profession. Leur esprit commun : l'appel à la conscience, pour sortir du « labyrinthe des erreurs humaines •. — L'inachèvement des Lettres, et la religion qu'elles impliquent 54
III. — La Leltre à D'Alcmbert. — Les considérations sur la religion de Genève; et qu'elles témoignent du même besoin de s'expliquer publiquement. — L'éloge des pasteurs; les principes rationalistes et l'anti-catholicisme. — Le christianisme libéral, qui « terminera à la fin les disputes des prêtres et des philosophes » 60
IV. — La Nouvelle Héloïsc, elle aussi, œuvre de réconciliation. — Les attaques aux deux partis. — L'équilibre rompu en faveur de la religion. — La signification du livre : Dieu but de la justice, et vrai prix de la vie. — La transformation d'une âme par la piété. — Le discours de Julie mourante; son théisme; sa foi en l'immortalité personnelle. — La suprématie du sentiment, l'incuriosité métaphysique : « non point bien raisonner, mais bien agir » 65
V. — La « profession de foi » de Julie, et celle du Vicaire : leur accord foncier, leurs nuances particulières. — Le caractère plus sentimental et mystique de la religion de Julie. — Ce qu'il y a d'art et de poésie dans sa piété. — Toutes ces « professions de foi » successives lévélalrices d'un besoin profond. — La tentation du roman théologique : pourquoi Jean-Jacques y céda. 75