CHAPITRE m
I. — L'allure sentimentale de la Profession de foi. — Ne pas y chercher un système logique. — Les indications des manuscrits : apports disparates, et premières poussées d'instinct. — L'aveu de Rousseau sur ce point : il est " fertile en propositions », mais il est peu propre à les organiser. — Ce qui fait l'unité de ces intuitions parfois incohérentes : une même altitude devant la vérité. — La Profession de foi un nouveau
Discour Side la méthode
IL — La « méthode >• du Vicaire : ce n'est point la cartésienne. — Différence du doute méthodi(iue de Descartes et du doute dont veut sortir le Vicaire. — En apparence, un critérium commun : Vévidence. — Dans le fond, opposition de l'évidence intellectuelle à la Descartes, et de l'évidence du sentiment, dont le Vicaire se contente. — L'anti-intellectualisme tfuN Vicaire : la science « des choses qu'il importe de savoir ~ — j Les exigences de l'action, la modestie de l'esprit. —L'attitude"^ devant la révélation : le « doute respectueux ». — L'indifférence aux problèmes spéculatifs. — La logique di les conséquences religieuses qu'elle entraîne. — Le lisme intransigeant du Vicaire; et comment il ne contredi
- L'indiffé-^ lu cœur, et 1 Le rationa- 7 :)ntreditpas ]
â98 TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES.
ces principes. — L'idée du bonheur, la règle de la bonne foi.
— Une méthode d'affranchissement de l'individu 86
I. — Le théisme du Vicaire : en présenter les dogmes dans l'ordre d'invention sentimentale. — La première découverte : la conscience, qui siippose la foi en Dieu. — La « cause de Dieu » et la cause de l'homme. — Le « roi de la terre », et la dignité de sa pensée. — Le monde créé ou, du moins, organisé et réglé par une intelligence. — La Providence et l'explication du mal; l'immortalité réparatrice 06
IV. — Le problème des religions révélées. — Qu'il faudrait les critiquer en historien, si l'on -ne pouvait prouver, avant tout examen, que toute révélation est à la fois inutile et indémon-
I trahie : les arguments voltairiens et « philosophiques » du Vicaire contre les miracles et les prophéties. — Les « absur- (lilés » sentimentales de la révélation :'la résistance du cœur contre les dogmes « cruels >>. — Et pourtant <• beauté de l'Évangile »; ses •< arguments qui parlent au coiur ». — L'histoire de Jésus, sa vérité et ses grandeurs émouvantes : la vie et la mort d'un Dieu. — Le parallèle de Bayle entre le fanatisme ^ et l'athéisme : pourquoi Jean-Jacques choisit le fanatisme. - "^ La bienfaisance sociale du christianisme; les méfaits de la I « philosophie >> et des « philosophistes ». — L'allure sacerdotale de la Profession ; ce qui reste de " papiste » dans ce sermon d'un prêtre romain : le respect devant le mystère 103
V. — Les survivances chrétiennes dans la religion « naturelle » du Vicaire' : l'homme, créature privilégiée, centre des dilections divines. — La conception chrétienne de la vie : la lutte de l'àme contre les passions et « la voix du corps »; la vie présente « un état d'abaissement ••. — Le conservatisme pratique : garder chacun la religion de ses pères 113
VI. — L'originalité profonde de la Profession : une âme quA cherche son Dieu, c'est-à-dire un Dieu pour elle. — Le cr révélateur : « Que d'hommes entre Dieu et moi »! — Le paradis de Jean-Jacques; et qu'il est avant tout une divinisation de Jean-Jacques 117