CHAPITRE IV
— Le commentaire pratique : la communion de Motiers; et <. l'extrême douceur » qu'y trouva Jean-Jacques. — Si l'on peut dire qu'elle est hypocrite. — Qu'elle est une manifestation illogique, mais sincère. — Ses déclarations à M. de Montmollin; et que la religion du Vicaire n'est pas aussi >■ proies-
tante • qu'il veut bien le dire ». — Comment néanmoins elle aurait pu se faire tolérer des ministres de Genève, sans la pression d'un certain public genevois, les intrigues de Voltaire, la protestation européenne de l'esprit chrétien .... 121
n. — Persistance de Rousseau à se déclarer « chrétien ». — La Lettre à M. de Bcaumont, et la dernière tentative du réformé pour demeurer dans son Église, en tlattant l'horreur si nationale de « ridolàtrie romaine ». — Admiration de certains ministres et de nombreux laïques; irritation du patriciat genevois.
— Les batailles autour de son pamphlet : défenseurs et adversaires. — Malgré la sympathie du clergé, défaite morale de Rousseau à Genève 134
m. — L'exaspération de Jean-Jacques. — L'abdication du fidèle, après l'abdication du citoyen. — Les Lettres de la montagne, et la satire du clergé genevois. — Les incertitudes et les déboires de M. de Montmollin. — Un paroissien gênant. — La mise en mouvement de la Vénérable Classe de Neuchàtel. — Jean- Jacques et le Consistoire de Métiers. — Les sermons de « l'archiprêtre » sur les miracles et contre le « méchant ». — La j polémique autour des Lettres de la montagne. — La lapidation^ du juste et l'abandon de la '< terre homicide » 144
IV. — Que les Lettres de la montagne, comme la Lettre à M. de. Beaumont, n'ajoutent rien au système religieux de Rousseau.
— Elles semblent mettre un accent plus vif sur quelques-unes de ses négations : la négation du miracle et celle du péché originel. — Mais qu'il essaie de les faire en chrétien, ou plutôt qu'il refuse de les avouer. — Le retour aux beautés de l'Écriture ; le Jésus élégant et sensible des Lettres de la montagne. — La
" véritable certitude • de l'Évangile, et comment on la <■ sent » 153
V. — L'individualisme religieux de ces manifestes. — Rousseau collaborateur de Bossuet dans l'histoire de l'émancipation de la pensée protestante. — Le droit à la liberté d'interprétation. — La défense de l'esprit de la Réforme contre ses| ministres officiels. — Ce qui dépasse le protestantisme dans cette apologie de sa mission. — Les conclusions pratiques; combien conservatrices : la lutte contre la philosophie, et le) maintien des formes nationales 161
VI. — La sincérité de ces déclarations publiques confirmée par la correspondance de Jean-Jacques ; il est chrétien, il peut avoir des doutes, mais il veut rester « uni à la communion de son Église ». — Attitude conséquente en s'adressant aux catholiques : les conseils à Mme de Beaugrand. — La réponse aux inquiétudes du jeune Saint-Brisson : rester catholique. — L'histoire de l'abbé de Carondelet : les doutes du jeune séminariste, et son appel à Rousseau. — La décision du directeur :
300 tABLE ANALYTIQUE i)ES MATIERES,
pourquoi il ne faut pas « refuser d'embrasser le noble métier d'officier de morale ». — L'insistance de l'abbé : Rousseau reste fidèle aux principes conservateurs de son Vicaire 167