‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 41 sur 239 · Lettre à D'Alemberl, I, 183, note 2, 184, note · texte numérisé non relu

Lettre à D'Alemberl, I, 183, note 2, 184, note

2. Observations sur les retranchements à la « Nouvelle Héloïse », V, 87.

3. Confessions, VIII, 312-313; lettre à Vernes, du 24 juin 1761, X, 260-261; Nouvelle Héloise {Préface, VI, xi), IV, 2, V, 62; Observations sur les retranchements, V, 87.

La religion de J. J. Rousseau. — II. 5

dans leurs impuissances, qu'ils prennent pour les bornes de la nature. « 0 nies pauvres philosophes ' » ! — Mais les « dévots )), du moins « les dévots de profession », ne sont pas mieux traités : pareillement orgueilleux, sans amour et sans humanité, ils ont la pitié insultante, le zèle amer, le mépris haineux, une soif, sans scrupule, de domination. Les prêtres et les moines qui les dirigent, ont trop souvent Tàme basse. Ils se soumettent « à mille règles inutiles », mais « ne savent ce que c'est qu'honneur et vertu ». Ils ont fait le vœu téméraire c de n'être pas hommes. Pour les punir d'avoir tenté Dieu, Dieu les abandonne à leurs mœurs corrompues; ils se disent saints, et sont déshonnêtes »; et l'on comprend « qu'ils s'abaissent au-dessous des brutes, pour avoir dédaigné l'humanité ^ ». Ils savent vendre habilement « le paradis aux riches »; et, s'ils prêchent à leurs ouailles la crainte de Die^i, c"est (c pour avoir meilleur marciic de leur bourse ». Moins ils ont de religion, plus ils sont intolérants; qui sait même, si, dans leur armée, pourtant si fanatique, on trouverait « trois prêtres qui crussent en Dieu ^ » ! — Tels sont les deux partis en présence. Sans doute, un Abauzit saura réunir dans sa vie, K d'une sublime simplicité », l'érudition du savant et la modestie de l'ignorant, la vraie piété et « la vraie philosophie »; mais il est seul M

A ne considérer que ce tableau d'ensemble et ces maximes générales, il semblerait donc que cette tentative de réconciliation eût plutôt Tair d'un renvoi dos à dos.

1. Nouvelle Héloïse (II, xvii, III, xvui, YI, vi, viii), IV. 170-171, 249-250, V, 26, 40, etc.

2. Id. (VI, VIII. IV, X, VI, VI), V, 44, IV, 317, V, 23. — Pour ce dernier texte, je cite la première rédaction, beaucoup plus violente, [8 B], 86".

3. Id. (VI, XI, II, XVI, VI, viii, V, V), V, 57-58, IV, 165, V. 47. note, IV, 412. Cf. encore le résumé que donne Rousseau des idées de Saint- Preux, Observations, V, 80, où il accepte une modification du texte, à condition, ajoute-t-il, que « Saint-Preux dise toujours que, dans les religions grecque et catholique, il est impossible d'être raisonnable et de croire en Dieu ».

Page 1