Cf. le chapitre vu de la 1" partie, p
vertu • », — il s'agit de le « reprendre », de lui trouver une justification méthodique, et « d'admettre pour évidents », dans cette reconstruction, tous les principes que le cœur aura posés comme invincibles. En d'autres termes, Descartes n'affirme que ce qu'il juge évident, et Rousseau ne tient pour évident que ce qu'il lui est impossible de ne pas affirmer. L^vidence cartésienn^ej tout intejjj^cUtQllo, ohorGluL le vrai, et, en un certain sens, rabsolu^cesutxfuoi-wi .peut
fonder une connaissance métaphysique ; l'évidence dont se contente Rousseau est l'évidence du cœur, celle qui donjie les cerlitndcs pi-atiques et les règles de vie,
î)e la vérité dite métaphysique, il n'a cure 2, non pas 'seulement parce qu'elle e.st inaccessible, mais parce qu'elle est peut-être impossible, puisqu'elle devrait se fonder en raison, et que la raison est une puissance de dissolution et d'anarchie. " Entendement sans règle, raison sans principe », toutes nos facultés intellectuelles ne savent que nous „ , (I égarer d'erreurs en erreurs », lorsqu'on veut s'en remettre à h^ur direction ^ C'est parce qu'ils sont, comme elles, <( sans règle » de vie, « sans principes », que tous les soidisant « philosophes » pervertissent les esprits imprudemment tombés sous leur domination. Au lieu de <( principes », ils n'ont que des « systèmes », « leurs systèmes », car « chacun sait bien que son système n'est pas mieux fondé que les autres, mais il le soutient parce qu'il est à lui ». Orgueilleux, dogmatiques, intransigeants, sans amour de la vérité, ces prétendus « interprètes delà nature » en parlent beaucoup, mais ne la sentent pas; et c'est parce que leurs systèmes manquent de cœur, ou partent d'un cœur corrompu, qu'ils sont « désolants », destructeurs de la moralité, de tout remords, comme de toute espérance. « Ja.mais, disent-ils, la vérité n'est nuisible aux hommes »; et c'est précisément ce juste principe qui les condamne '*.