‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 66 sur 239 · etc · texte numérisé non relu

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duction à tout le reste ». C'est un principe « qui fait qu'on se borne à connaître ce qui est de sa tâche ' », qu'on se soustrait à toutes les pressions du dehors, pour rester soiînème dans les profondeurs de son être. Bonne foi apparaît ainsi comme un équivalent intellectuel d'indépendance; et c'est dans cette exaltation un peu farouche des droits de « la bonne foi », que la méthode de Jean-Jacques, en apparence divisée par des forces contradictoires, retrouve son unité./Elle est avant tout un effort pour maintenir les francTïïsés de l'individu contre toutes les emprises qui le menacent : elle l'arrache à la tyrannie de la raison en l'affranchissant par le sentiment, à la tyrannie de l'autorité et aux contraintes du dogme en l'affranchissant par la raison. El, pour finir, c'est bien l'individu seul, dans toute l'intégrité de sa nature et dans toute la liberté de ses sentiments, qui reste l'arbitre de sa foi, c'est-à-dire de ce qui lui est nécessaire pour vivre -.

j Au demeurant, le contenu de la Profession nous est fami- / lier ; c'est celui du t h é i s m e c o n te m p o r a i n : mais, rajeunis par cette fierté émancipatrice de k la bonne foi », les (( dogmes » traditionnels prennent, dans la bouche du Vicaire, un accent nouveau. Peut-être en sentirions-nous davantage l'originalité, si Rousseau était resté entièrement fidèle à sa méthode, c'est-à-dire s'il avait suivi dans son exposé l'ordre sentimental, qui était à la fois l'ordre de son cœur et de son

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