‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 67 sur 239 · Religion essentielle [242], 11, 191, 198, IV · texte numérisé non relu

Religion essentielle [242], 11, 191, 198, IV

2. C'est ce que M. Baldensperger a bien fait comprendre, quand il a trouvé, pour définir le rousseauisme, celte heureuse formule {Rousseau et le romantisme [610J, 284) ; « l'indilTérence ou l'hostilité

' aux intermédiaires ». — C'est encore le même Souci de sauvegarder l'indépendance de l'individu, qui a conseillé à Rousseau de retarder le plus possible l'éducation religieuse de son Emile. Je ne fais qu'indiquer ici celte conséquence : elle appartient plus à l'étude de sa pédagogie que de sa religion.

LA « l'HOFESSION DE FOI » DU VICAIRE SAVOYARD. 97

expérience. Eu adoptant un ordre rationnel, en présentant ses idées dans leur encliainemcnt régressif, beaucoup plutôt que dans Tordre de leur découverte, il les a anémiées et parfois défigurées. Son exposé n'a, d'ailleurs, qu'une valeur toute didactique, puisqu'il le commence en déclarant que son siège .est fait, et qu'il a trouvé « sa » vérité dans le système de Clarke. Si nous voulons, je crois, assister • à la genèse réelle de sa pensée religieuse, nous devons, sans doute, partir de lui, mais non point, comme fait le Vicaire, en examinant la valeur des sens et l'activité du jugement : ce sont là des problèmes surajoutés et, en un certain sens, artificiels. La uremière déconvei-fp Hp. jpan- >< Jacques, c'estcelle de la conscience. Elle ne' conditionne pas seulement toutes les autres : elle-peut y suppléer. Après son enquête négative à travers tous les systèmes, résolu à ne plus chercher que des maximes de conduite, <( il ne les tire point des principes d'une haute philosophie, mais il 'les trouve au fond de son cœur, écrites par la nature en caractères ineffaçables ^ ». Il a beau atténuer la déclaration si formelle de sa Lettre à Sophie, c'est bien la conscience qui lui fournit « un guide assuré à travers le laljjrin erreuiis,JbjJiiiiiiii£S-ivaL c'est d'elle-jqoIiJ-4iaj-t^ S'il ti^ouve en elle cette sécurité bienheureuse, supérieure à toutes les philosophies, c'est que la conscience nous met en^

que nous apportions eîrïïlTsBaiit digs'p'rincipes de morale, — Rousseau est encore trop dépendant de la philosophie de son siècle pour oser réhabiliter les « idées innées )>, mais nousj^ommes faits de telle sorte que, quand 1p bjpp éFTë~rnâT~se présenteiiLA-aû.us, nous les i^ppon"i^'>g"nR Immédiatement, pour aimer Fiin et^dé teste r J 's u t r e^e t « c 'es t ce sentiment-Cpii-esL'inilé.'^ »• Les sceptiques de la morale, accumuleront, tant qu'ils voudront, toutes les extrava-

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