‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 74 sur 239 · et note 3, 473 et note a · texte numérisé non relu

et note 3, 473 et note a

fait ni de dc-sii-, la conlincncc de son état^; il fait bon marché des piati(jiics, ou, tout au moins, de la discipline 2; il pousse le libéralisme doctrinal jusqu'à conseiller à son jeune ami huguencjt, qui s'est laissé convertir au « papisme », de « reprendre la religion de ses pères »; il trouve piquant, sans doute, l'éloge paradoxal qu'il fait du protcstantisivic. < Irés simple et très saint » : « Je la crois, déclare-t-il, de toules les religions qui sont sur la terre, celle dont la morale est la plus pure et dont la raison se contente le mieux' »; ciilin, c<»uiine dit Voltaire, « il ne croit pas à sa messe* »; mais, à tout prendre, il reste catholique par l'attitude grave, émue, sacerdotale, sinon croyante, qu'il garde ou retrouve devant l'autel : « En songeant, dit-il, que je porte à Dieu les vœux du peuple sous une forme prescrite, je suis avec soin tous les rites; je récite attentivement, je m'applique à n'omettre jamais ni le moindre mot ni la moindre cérémonie; quand j'approche du moment de la consécration, je me recueille, pour la faire avec toutes les dispositions qu'exigent l'Église et la grandeur du sacrement; je tâche d'anéantir ma raison devant la suprême intelligence; je me dis : qui es-tu pour mesurer la puissance infinie? Je prononce avec respect les mots sacramentaux, et je donne à leur effet toute la foi qui dépend de moi ». Quand même il n'aurait pas éprouvé lui-même ces impressions, l'homme qui a pu lés imaginer et les déci-ire, n"a pas passé en vain par le (( papisme »; il a beau lavoir quitté, il ne peut pas ne pas sentir qu'il y a dans la messe autre chose que « l'idolâtrie » qui scandalise les luiguonots •^. Ce n'est plus le « raisonneur )) qui, peu aupaiavanl, n'avait pas trop d'ironies contre " l'absurdité » de la transsubstantiation". Derrière

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