Id
LKS w PAROISSIENS DU VICAIRE SAVOYARD ». 143
par exemple, avait pris « grand plaisir » à le lire*. Tous ceux qui avaient vibré aux discours du Mcaire retrouvaient sa dialectique, sous une forme plus grossière, mais plus accessible aussi, dans ï Importance des opinions religieuses : (c La Profession de foi du Vicaire Savoyard, disait Rivarol à Necker, est un très beau précis de votre livre- ». On a vu, en effet, tout ce que Rousseau découvrait de bienfaisance dans la religion, et plus spécialement dans la chrétiemie, et avec quel accent pénétré il avait rajeuni les éloges traditionnels : ce sont là les arguments qu'il a popularisés, et dont l'esprit public ne peut plus se défaire. Son suffrage, joint à celui de Montesquieu % est décisif : les avantages du christianisme sont devenus un thème distingué, que développent volontiers bien des philosophes qui se piquent de penser librement : » La religion de Jésus, dit Mercier, a fait le plus grand bien à la terre.... Le christianisme, en portant nos regards sur une autre vie, ne nous ordonne rien qui ne tende à notre bonheur dans celle-ci^ ». On admire et on fait admirer « les avantages infinis que la religion procure aux individus et à la société» », tous les « fruits d'utilité qu'elle produit" ». En 1782, l'académie de Besançon proposera comme sujet de discours : « l'accord intime de la religion et de l'ordre social' ». Puisque les <■< philosophistes » ont attaqué le christianisme et ses prêtres au nom de la population, de la richesse et de la félicité nationales, on les suivra sur ce