‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 150 sur 386 · Sermons [450], I, 162 et suiv · texte numérisé non relu

Sermons [450], I, 162 et suiv

4. Caraccioli, Reli>jion de Vhonnête homme [348], 138-139; Jésus- Chrisl, modèle des létjislaleiirs [419], 100: Chaudon, Dictionnaire antiphilosophique yôO A], 253-254; Lefranc de Pompignan, Philosophie des incrédules [336], 11, 71-72.

3. Cf. le P. Klisée, Sermon sur le respect humain [415], I, 472; Lefranc de Pompignan, Philosophie des incrédules [336], II. 174; Gérard, Comte de ratmonl [382], 1, 324-326, II, 148, etc.

linclil', l'apologéliquo s'osl 1res vile assimilé tous les éléments clii'élieiîs de la docliine tic Jean-Jacqvies; et les anathèmes qu'elle lui a prodigués ne doivent pas masquer pour nous les services qu il lui a rendus.

Ce qui montre le mieu.\ peut-être la dilïusion de cette philosophie rousseauiste dans les milieux religieux, ce sont d'obscurs manuels pédagogiques et presque scolaires, où, dix ans après VÉniile, nous retrouvons la métaphysique du Vicaire et toute la substance de sa religion naturelle. Voici, par exemple, de Mme Leprince de Ccaumont, Les Américaines ou Les preuves de la religion chréiienne par les lumières naturelles ; d'un citoyen qui veut garder l'anonymat, L'élève de la raison et de la religion; de M. Sérane, une Théorie de l'éducation. Ce sont de petits livres inégalement pieux, et qui ne font pas tous la même place à la révélation ; mais tous sont strictement ortliodoxes, bien pourvus d'approbations et de i)rivilèges. Leurs auteurs ont lu ÏÉmile, et s'en souviennent. Mme Leprince de Beaumont se rappelle le nouveau catéchisme dont Rousseau a esquissé le premier chapitre dans le V<^ livre cVÉmile; et, si les dialogues entre miss Dorothée et sa bonne sont plus chargés de théologie que celui de (-: la bonne et de la petite » chez Jean-Jacques, ils adoptent pourtant la même méthode. Au reste, pour marquer la différence entre comparer et apercevoir, pour analyser les cfualités essenlielles de la matière, pour réfuter les tristes philosophes qui voudraient nous ramener auxbétes, les arguments du Vicaire ne lui feront pas défaut'. Sérane est plus franc : il reconnaît qu'il enseignera la religion aux enfants en « entreprenant avec eux le dialogue le plus simple qu'il se pourra, comme faisait Rousseau, mais qu'il se gardera des écueils où Rousseau a donné ». Néanmoins, dans les « premiers actes de religion » qu'il fera faire à son élève, il imitera la prudence de Jean-Jacques, et attendra, pour le conduire à l'église, que l'enfant « ait une idée de la majesté du Dieu

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