‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 154 sur 386 · Sermon sur VimmorLalilc de Came [450], I · texte numérisé non relu

Sermon sur VimmorLalilc de Came [450], I

4. Fidèle, Le chrétien par le sentiment [334]. 1, l'.)-20. -). Cf. Correspondance Utlcraire [57], 111, 137.

leur succès »; il demandait aux prédicateurs de se laisser gagner j)ar« lesprit dominant du siècle », de cédera « Timpnlsiou générale des mœurs ». a L'homme tout entier est dans le cœur, ajoutait-il; et l'imagination est beaucoup plus près du cœur que la raison.... Le raisonnement prouve tout, et ne persuade rien.... L"art de persuader pourrait bien n'être autre chose que le don de sentir et le talent de peindre ' ».

Ainsi la théologie lutte contre le siècle, mais se pénètre de <( l'esprit dominant du siècle », et l'utilise. Les philosophes ont prêché les droits souverains de l'expérience, la suprématie du fait ^ ; et la théologie, qu'ils ont cru ébranler par ces considérations, leur répond précisément en les mettant en présence « du fait ». De « l'aimable vérité » coulent des « délices » ineffables, qui enivrent et convainquent. Devant « la science des saints », les « savants du siècle » paraissent <c des enfants qui ne savent que bégayer ». « Du haut de tant de sublimité, s'écrie le P. Fidèle, comment tomber dans les puérilités du raisonnement'' »? Comme au Vicaire Savoyard S le raisonnement ne leur sert qu'à les confirmer dans leur instinctif abandon au sentiment. Les principes de Rousseau vont les encourager à faire sortir de Pascal une apologétique qui se videra de plus en plus de son contenu historique, pour ne plus parler qu'au cœur.

« La religion sensible au cœur », tel est le titre que le P. Fidèle donne à la seconde partie de son ouvrage-'; et l'abbé Bellet croit citer une pensée de Pascal en écrivant : « il suffit de rendre la religion aimable pour faire souhaiter qu'elle soit vraie « ». Tous ces prêtres ne compren-

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