‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 167 sur 386 · Journal de Paris, du 18 février · texte numérisé non relu

Journal de Paris, du 18 février

LES DISCIPLKS INVOLONTAIKES. 200

le (lomier amolli par riisai>-e' >. Ils voieni, (railleurs, lant (le vertu auLour deux, (juils ne demandent qu'à la bénir. Il n'est guère de curé de village qui ne rêve d'avoir sa rosière comme à Salency. Ce sont des curés qui couronnent «. les filles sages » dans les églises de Briquebec, de Suresnes, de Roniainville, de Monistrol, de Soleize, de Sainl-Syniphorien et autres. Ce sont des curés qui président la <' fête des bonnes gens » à Canon, la fête des u dots méritées ^) à Saint-Roch, la <c fête des mœurs » À Saint-Séverin^ ». Je ne trouve rien de si beau que d'être curé », avait dit le Vicaire Savoyard : les curés le trouvent aussi. Il n'avaient pas sans doute besoin de son éloge, pour ai)prendre à être charitables au pays de saint Vincent lie Paul; mais c'est le citoyen de Genève qui leur a fait sentir tout ce que leur charité portait avec elle de séduction et de touchante apologétique. C'est lui qui leur a donné le goût de s'attendrir sur leur propre bienfaisance ou sur celles de leurs confrères, et qui leur a fait voir, dans ce « ministère de bonté », la preuve de vérité qu'ils cherchaient peut-être en vain. Après V Emile, nous l'avons vu, les philosophes faisaient volontiers l'éloge des curés; les curés le font plus volontiers encore. L'abbé de Bcauvais le fait en chaire : « Parmi toutes les dignités qui sont sur la terre, en est-il aucunje qui mérite autant la vénération et la reconnaissance des hommes, qu'un état dévoué tout entier à la consolation et au bien de l'humanité ^»? Où irezvous demander consolation, s'écrie l'abbé Baudisson, en se tournant vers les malheureux? « Dites-nous si c'est... à des philosophes superbes, et non pas à ces curés compatissants, à ces tendres pasteurs,... à ces ministres de bonté, que la religion a préposés à votre soulagement^ »? Voici

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