Journal de Paris, du 3 décembre
2. Histoire de la rosière de Salency [3S1 ] ; Lemonnier, Fête des bonnes gens [388]; Malhou de la Cour, Lettre sur les rosières [411], 22, 54-50; Journal de Paris, des 1 1 juin 1782 et 24 mai 1783 [65], 655-656 et 663; etc.
'.i. Éloge funèbre de M.Claude Léger, curé, le 17août 1781 [450], IV, 423. 4. Union du christianisme avec la philosophie [428bis], 382-383. La relieion de J. J. Rousseau. — III 14
encore un vicaire qui demande, dans le Journal de Paris, de l'admiration pour son curé : Ce « pasteur, qui a un cœur extrêmement sensible pour les malheureux, persuadé qu'il n'est point de vertu plus essentielle au christianisme, et plus propre à le faire aimer, que la bienfaisance », fit une quête le jour de la première communion parmi ses petits catéchisés, et partit avec eux racheter un vertueux prisonnier'. Ce sont des prêtres qui sont les plus ardents à faire l'éloge du curé de Salency, le type du <( bon curé », « homme sensible, vrai, bon, sage, éclairé, le père, l'ami, le médecin, le défenseur de ses paroissiens ^ », ou du curé de Briquebec, si plein « d'amour pour l'humanité » et d'indulgence pour les samaritaines, qui ne prend la dîme de ses paroissiens que pour la rendre aux pauvres, et qui, quand il s'est rassasié de son pain noir, se lève et fait l'aumône 3 ». C'est un curé de campagne qui, dans son sermon du dimanche, déclare lui même « qu'une paroisse champêtre devient, pour un pasteur vertueux et sensible, le plus beau, le plus ravissant spectacle que puisse offrir tout le grand théâtre du mondQ*». C'est un prêtre, l'abbé de La Haye, qui raconte lui-même pourquoi il a refusé la riche cure de Nogent, et restera modeste curé de Pavant.
La vertu, dil-ii, habite la (-ampagne : c'est chez ces hommes simples qu'on la retrouve dans toute sa pureté. Ils sont sensibles, vertueux, et nous n'avons souvent que l'auiour-propre de le paraître. J'ai leur alfection, toute leur confiance, parce que j'ai leur estime; je leur fais tout le bien qui dépend de moi, pour avoir le droit d'exiger qu'ils le fassent à leur tour. S'il est un méchant parmi eux, ils le plaignent et ne le haïssent pas. Assez heureux pour être persuadés qu'il est un Être suprême, qui seul a le droit de punir celui qui manque aux vertus dont il leur donne l'exemple et la loi, et qui récompense